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Les Heckeshiesser

Les Heckeshiesser devant un chalet et des vaches en montagne.

Deux Alsaciens, un style pas comme les autres et aucun plan de carrière !

« MAAAAALIKAAAA »

La naissance des Heckeshiesser et de Malika liebt Bananeneis !

Tout aurait pu s’arrêter à une plaisanterie entre le café et le digestif. Une phrase lancée à la fin d’un repas, quelques rires, puis chacun serait retourné à ses occupations. Mais ce vendredi de mars 2026, au Cheval Noir à Niederroedern, Steve Maire a une idée qui ne veut plus le lâcher. Quelques mois plus tard, elle fera chanter des gens sur une histoire de glace à la banane. Comme quoi, il faut toujours se méfier des fins de repas en Alsace du Nord.

Ce jour-là, Malika, la cousine de Sabrina, la gérante du restaurant, aide au service. Elle est aussi une amie de Steve. Son prénom lui plaît, il sonne bien. Alors Steve lui lance en rigolant qu’un jour, il fera une chanson sur elle. Et soudain, tout s’enchaîne : Malika, la glace à la banane, le début d’un refrain… Il termine son café, sa poire Williams de ce vendredi midi, puis annule ses deux rendez-vous de l’après-midi pour écrire l’idée à chaud ! « Quand j’ai écrit la chanson, j’avais le même sentiment que quand j’avais écrit “Unser Sebastien Loeb”. »

Cette envie de chanson attendait son heure depuis longtemps. En 2010, Steve avait déjà signé « Unser Sebastien Loeb », consacré au célèbre pilote de rallye WRC. Le morceau avait fait le buzz et lancé l’aventure de la Rodikuh. Depuis, il rêvait de retrouver ce plaisir : partir d’un délire et voir jusqu’où il pouvait l’emmener. Avec Malika, il tient enfin son point de départ.

Pour la musique, il imagine un mélange à son goût. Il écoute souvent les Zillertaler Haderlumpen, Die Grubertaler, les Zillertaler Mander… C’est dans cet esprit du Zillertal, l’une des plus célèbres et des plus grandes vallées alpines du Tyrol, en Autriche, qu’il veut inscrire sa chanson. De l’accordéon, du tuba, des cuivres, l’ambiance des Zillertaler et l’énergie du Ballermann. Quelque chose qui sente autant l’après-ski que les vacances à Mallorca, avec un refrain facile à retenir et difficile à oublier. Steve travaille la composition et prépare une maquette. Il la fait écouter à quelques amis. Leur réaction lui donne un petit coup de pouce : « Mec, faut que tu sortes cette chanson ! »

À deux, le délire va plus loin que tout seul… le duo est né !

Un soir, sur la route d’une soirée, il fait découvrir le morceau à Alex dans la voiture. Celui-ci adore. Steve sent qu’il y a quelque chose à faire, mais l’idée de porter tout cela seul ne l’enthousiasme pas vraiment. Il en parle à sa compagne, Laetitia. Et si Alex le rejoignait ? Il a le style, l’esprit, cette façon d’être qui pourrait donner une autre dimension au projet. Elle valide aussitôt l’idée. Steve propose, Alex accepte avec plaisir. L’histoire trouve son deuxième personnage.

Car ces deux-là ont bien plus qu’un refrain en commun. Ils aiment la nature, les montagnes, les fermes, les grandes tablées et les soirées où l’on est simplement heureux d’être ensemble. Casquettes à l’envers et accent bien poussé du fin fond de l’Alsace du Nord, ils ont un petit air d’Américains à leur manière. Des cowboys capables de défendre le chili con carne, mais qui gardent une place pour les knacks, les schnitzels et la bière. On peut rêver d’Amérique sans renier les bonnes habitudes.

Ni chanteurs ni musiciens

Dans leur duo, pourtant, les caractères se frottent. Steve râle, s’impatiente et cherche Alex, jamais là quand il faut. Alex rêve, regarde ailleurs et affiche une naïveté qui finit par faire grimper Steve dans les tours. L’un voudrait avancer, l’autre semble avoir encore un paysage à admirer. C’est aussi dans ce décalage que les Heckeshiesser prennent vie. Deux personnages qui se chamaillent, mais se retrouvent dès qu’il est question de musique, de copains et de bon temps.

Les deux Heckeshiesser devant une cabane.Malika mange une glace dans un intérieur coloré.

Ils ne se prétendent ni chanteurs ni musiciens. Ils veulent tenter l’aventure, avec leur accent et leur autodérision. Les mois passent, ils se retrouvent pour s’entraîner, puis enregistrent leurs voix en studio chez Tom Mathis, un ami de Steve qui, lui, est un vrai chanteur connu en Alsace. Le clip se tourne à l’arrache, porté par l’envie et la bonne humeur. Petit à petit, la plaisanterie du restaurant devient une chanson que l’on peut enfin partager. Le personnage de Malika est né et devient la vedette du titre « Malika liebt Bananeneis ».

La chanson sort juste avant les Oktoberfest. Et très vite, le délire dépasse le cercle de ceux qui avaient écouté la maquette. Des gens se filment en chantant, le morceau passe dans des soirées du coin. Des propositions arrivent même pour venir faire le show sur scène. Voilà Steve et Alex invités à poursuivre en public une histoire qu’ils avaient commencée pour s’amuser.

C’est peut-être là que leur aventure prend tout son sens : lorsqu’une idée un peu folle devient un moment partagé. Un refrain que les copains reprennent, une vidéo reçue, des inconnus qui entrent dans le jeu. La chanson n’appartient déjà plus tout à fait aux deux compères. Elle fait son chemin, avec sa banane et son accent.

La suite se prépare pour décembre, avant Noël, avec une deuxième chanson. Les Heckeshiesser gardent le même cap : suivre leurs envies, rire d’eux-mêmes et embarquer ceux qui voudront bien les accompagner. Évidemment, ils n’en dévoilent pas le sujet pour le moment, mais il s’agit d’un problème qui concerne beaucoup de monde en période hivernale.

Boire des coups et pousser la chansonnette pour le délire !

Entre l’Alsace, les montagnes et Mallorca, il reste du chemin. Mais leur ambition tient en peu de choses : faire marrer les gens du coin, boire un coup au bar entre potes et profiter sans se prendre la tête. À l’aube de 2027, quand tout semble se compliquer, les Heckeshiesser s’accordent une liberté toute simple : suivre leurs envies, même quand elles ne rentrent pas dans les cases. Et si ça fait sourire du monde au passage, c’est qu’ils ont pris la bonne direction !

Facebook : Les Heckeshiesser Instagram : les_heckeshiesser

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Les deux membres du duo Instant M avec une guitare.
Arts & Culture
admin

Instant M

Deux univers, un album et une bonne dose de folie ! Sur le papier, Sophie Mosser et Stéphane Comte n’étaient pas forcément destinés à faire de la musique ensemble. Et pourtant, leur rencontre a donné naissance à Instant M, un projet électro-rock qui assume autant son sérieux en studio que son goût pour les idées un peu décalées. Leur histoire commence presque par hasard, lors d’une soirée où, de leur propre aveu, ils n’étaient même pas censés se retrouver tous les deux. Très vite, un point commun s’impose : la musique. Sauf qu’entre eux, les playlists ne parlent pas tout à fait la même langue. Stéphane évolue davantage dans un univers rock et métal, tandis que Sophie se retrouve plutôt du côté de la pop et de la variété. Deux sensibilités différentes qui, au lieu de s’opposer, ont fini par se compléter. Stéphane plaisante d’ailleurs volontiers sur le fait d’avoir « déteint » sur Sophie. Elle reconnaît qu’il lui a permis d’aborder la musique différemment. Mais l’influence fonctionne dans les deux sens : la folie et le goût du décalage de Sophie semblent eux aussi commencer à contaminer son partenaire. Et chez Instant M, cette petite collision de deux mondes fait justement partie du charme. « Deux styles opposés, une même passion et un grain de folie. » UN PROJET QUI SE CONSTRUIT EN STUDIO Derrière les vidéos amusantes et les moments de légèreté, il y a surtout un véritable projet musical. Le duo a travaillé sur un album de cinq compositions, accompagné par l’équipe du studio Propulse Corner à Strasbourg. L’album est finalisé et l’ambition est claire : créer leurs propres morceaux, les enregistrer, les défendre et, pourquoi pas, les faire voyager bien au-delà du studio. Pour Stéphane, guitariste, c’est même l’un des moteurs principaux du projet. Jouer, répéter et monter sur scène lui plaisent, mais ce qu’il recherche avant tout, c’est la création. Faire naître un morceau, construire un titre, puis le voir prendre vie jusqu’à pouvoir être écouté par le public. Le rêve ? Que leurs chansons soient diffusées sur les ondes et trouvent leur place auprès des auditeurs. Ambitieux ? Peut-être. Mais après tout, personne n’a jamais rempli une salle en rêvant petit. DE L’ÉLECTRO… ET DU ROCK Pour définir leur musique, Sophie et Stéphane utilisent une formule qui résume assez bien leur mélange : électro-rock. La base rythmique se veut moderne, tandis que les chansons

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Deux comédiens sur la scène du théâtre Saint-Nicolas.
Arts & Culture
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Théâtre Saint-Nicolas de Haguenau

La nouvelle pièce féérique en décembre ! En décembre, la féérie parlera alsacien à Haguenau ! Le Théâtre alsacien Saint-Nicolas prépare « D’Scheen un s’Biest », une adaptation de La Belle et la Bête. Un conte célèbre pour une troupe qui, à l’approche de ses 118 ans, compte bien continuer à faire rêver son public et à transmettre sa langue. Près de 118 ans de théâtre, cela en fait, des textes appris, des costumes enfilés et des entrées en scène ! À Haguenau, Saint-Nicolas a traversé deux guerres mondiales et les transformations de l’Alsace sans perdre l’envie de jouer. Derrière cette longévité, la troupe cite le dévouement de ses animateurs, le talent de ses acteurs et la fidélité des spectateurs. Une histoire qui se poursuit grâce à ceux qui montent sur les planches, mais aussi à ceux qui reviennent s’asseoir dans la salle. Pour autant, pas question de vivre uniquement de souvenirs. Les membres se forment auprès de professionnels pour progresser dans l’expression, le jeu et les défis techniques. Leur ambition : proposer des pièces de qualité et donner au public de bonnes raisons de pousser la porte du théâtre. Cette fois, c’est donc La Belle et la Bête qui s’invite dans l’aventure. Pourquoi choisir ce conte si connu ? Pour la troupe, l’adapter dans sa langue permet de montrer que l’alsacien n’est « ni désuet ni démodé ». Il peut aussi porter des histoires qui font rêver, émouvoir et voyager. Le théâtre reste, à ses yeux, un moyen d’éduquer et de transmettre. Cette conviction tient dans une formule à laquelle Saint-Nicolas est particulièrement attaché : faire du « théâtre EN alsacien et non du théâtre alsacien ». La nuance dit beaucoup de sa démarche : mettre la langue au service de la création, du jeu et du spectacle. Et avant que le rideau se lève, il y a du travail ! Une grande partie se joue même avant les répétitions. Le réalisateur construit le fil rouge de la pièce avec les différents ateliers. Décors, costumes et effets spéciaux se préparent ensemble pour donner sa cohérence au spectacle. Sur scène comme en coulisses, chacun apporte sa part à cette aventure collective. La suite de l’histoire passe aussi par les jeunes. Pour leur donner envie de jouer, la troupe mise sur son attachement à l’Alsace, mais également sur la qualité de ses spectacles et ses moyens techniques. À Haguenau, l’institution ABCM

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Victor Vogt à son bureau devant les drapeaux.
Escapades
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Gundershoffen, avec son maire Victor Vogt

HOPLA DORF Des collines des Vosges du Nord à l’effervescence du Beach Soccer, Gundershoffen cultive plusieurs visages. Pour nous les faire découvrir, son maire, Victor Vogt, propose une visite où l’on croise des entreprises connues, des passionnés d’histoire et quelques bonnes tables. Une heure ? Il faudra peut-être prévoir un peu plus. Quand Victor Vogt présente sa commune, les mots se bousculent : dynamique, attractive, authentique. Au pied des Vosges du Nord, dans l’Alsace Verte, il défend un cadre de vie préservé, où traditions et modernité se côtoient. Première étape de sa visite idéale : les événements. Le Beach Soccer rassemble un peu moins de 10 000 festivaliers, selon le maire, tandis que la Fête des Lumières en accueille environ 5 000 à Noël. Deux ambiances, un même plaisir de se retrouver. Ici, le calendrier offre autant d’occasions de sortir que les sentiers de randonnée. Du sable dans les crampons Le football sur sable mérite qu’on s’y attarde. Une quarantaine d’équipes participent au tournoi, et certaines savent faire le spectacle au-delà du score. Victor Vogt cite les Dix, une équipe qui prépare chaque année des animations costumées autour d’un thème. De quoi donner une autre dimension au traditionnel. Côté traditions, le Messti garde sa place. Le maire évoque également les conscrits, longtemps présents dans la vie locale, dont le retour est à l’étude. L’idée n’est pas de figer les habitudes : elle est de continuer à les faire vivre et de transmettre le goût de la fête. Après l’animation, place au grand air. Les chemins invitent à découvrir Gundershoffen, Griesbach, Eberbach et les hameaux de Schirlenhof et d’Ingelshof. Victor Vogt nous emmènerait volontiers sur les collines, pour le panorama sur les Vosges du Nord. Puis direction la Fabrique à Bretzels, avant une halte au Cygne, à L’Arôme ou aux Jardins du Moulin. Entre randonnée et gourmandise, le programme trouve son équilibre. Un arrêt qui donne envie de prolonger l’escale. Des noms connus, une histoire moins connue Gundershoffen abrite aussi les sièges de Tryba et de Boehli. Des entreprises dont les noms dépassent largement les limites de la commune et qui participent à son identité de territoire où l’on travaille et entreprend. Autre découverte, plus inattendue : le lien avec le comte Zeppelin, futur constructeur des célèbres dirigeables. Le 25 juillet 1870, à Schirlenhof, sa patrouille affronte des soldats français venus de Niederbronn. Cet épisode sanglant figure parmi les premiers affrontements

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Diffuseur parfumé Scentsy dans une décoration de Noël.
Maison & Déco
admin

Et si le bonheur à la maison… avait un parfum ?

Les diffuseurs Scentsy Vous poussez la porte, posez vos clés et retrouvez cette petite odeur qui vous fait dire : « Qu’est-ce qu’on est bien à la maison ! » Une ambiance douce pour une soirée sous le plaid, une sensation de fraîcheur après le ménage, un parfum gourmand pour accompagner le café… Et si le plaisir de rentrer chez soi commençait aussi par là ? C’est le principe de Scentsy : faire du parfum une touche personnelle de son intérieur, au même titre qu’une jolie lumière ou qu’un coussin choisi avec soin. Mais comment ça marche ? Les réchauds électriques de la marque accueillent des cubes de cire parfumée dans une coupelle. Une ampoule fait doucement fondre la cire pour libérer son parfum, sans flamme. Certains modèles diffusent également une lumière d’ambiance : de quoi apporter une touche chaleureuse à un meuble ou à un coin de sa maison. La marque propose aussi des diffuseurs fonctionnant avec de l’eau et des huiles, avec des réglages de lumière et d’intensité du parfum. Deux façons différentes de créer une atmosphère selon ses envies. Car choisir un parfum d’intérieur, c’est aussi imaginer les moments qui vont avec. Des notes fraîches pour une maison accueillante, une senteur gourmande pour les après-midi d’hiver ou une fragrance délicate pour accompagner une soirée tranquille… À chacun ses préférences et ses petits rituels. Les parfums ne s’arrêtent pas aux diffuseurs Scentsy propose également toute une gamme de produits d’entretien pour la maison. De quoi prolonger le plaisir d’un intérieur qui sent bon jusque dans les petits gestes du ménage quotidien. Une touche de magie dans la déco Les amateurs de personnages cultes peuvent également trouver leur bonheur parmi les collections sous licence, notamment Disney. Réchauds, cires parfumées et peluches prennent alors les couleurs d’univers familiers. Stitch ou Winnie l’Ourson : selon les collections et les disponibilités, ces objets apportent une touche ludique à la décoration et réveillent quelques souvenirs d’enfance. Une idée de cadeau pour un proche, ou simplement l’envie de se faire plaisir. Après tout, on choisit les couleurs de son salon, la douceur de son canapé et la lumière de ses soirées. Pourquoi ne pas choisir aussi le parfum de ces petits moments chez soi ? Certaines senteurs ont le don de transformer une pièce en cocon. Instagram : scentsy_by_ticialey ticialey.scentsy.fr

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Deux personnes dans les cultures de la ferme du Windstein.
Gastronomie
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À Windstein, un petit potager devenu une ferme maraîchère bio

Au fond d’une vallée de l’Alsace du Nord, Candy et Romuald Pfeiffer cultivent des légumes bio, des variétés anciennes et surtout une certaine idée du maraîchage : du goût, des saisons et un lien direct avec ceux qui viennent remplir leur panier. Pourtant, au départ, il n’était question que d’un petit potager derrière la maison. Il y a des projets qui naissent autour d’une table, avec un business plan soigneusement préparé. Et puis il y a ceux qui poussent presque tout seuls. Comme une graine que l’on plante sans vraiment savoir jusqu’où elle ira. À Windstein, l’histoire de la Ferme Maraîchère du Windstein commence ainsi. En 2010, après l’achat de leur maison, Candy Pfeiffer se lance dans un petit potager. Quelques légumes, les mains dans la terre… et rapidement l’envie d’aller plus loin. D’année en année, le jardinage prend davantage de place. Jusqu’à devenir une véritable passion. Le couple possède alors environ un hectare de terrain. Une idée commence à germer : et si ce qui n’était qu’un loisir devenait un métier ? « On plante trois tomates… et quelques années plus tard, on se retrouve maraîcher bio au fond d’une vallée alsacienne » Du potager au projet de vie Candy reprend ses études et se lance dans un bac professionnel en productions horticoles, décroché en 2017. L’année suivante, l’aventure professionnelle commence réellement : un tunnel de 333 m², 1 500 m² de champ et une activité entièrement tournée vers le maraîchage biologique. En décembre 2019, une nouvelle étape est franchie avec l’achat d’un champ de deux hectares voisin de l’exploitation. Et, au fil du développement de la ferme, Romuald rejoint lui aussi l’aventure. Aujourd’hui, la Ferme Maraîchère du Windstein dispose de 1 500 m² de cultures sous abri et 7 500 m² de plein champ. Une cinquantaine de variétés de légumes y sont cultivées, avec des récoltes qui permettent d’alimenter les paniers de la fin du mois de mai jusqu’au début du mois de mars. Mais ici, pas question de faire pousser des tomates en plein hiver simplement parce que le consommateur en aurait envie. Le calendrier, c’est encore la nature qui le décide. Ici le goût passe avant tout ! Retrouver le goût du potager La ferme a fait le choix d’une production en agrobiologie, certifiée bio, avec une attention portée à la santé, à l’environnement et à la biodiversité. Avec une particularité qui résume assez bien la

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Julien Schuler échange dans un salon.
Rencontres
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Julien Schuler

Un canapé blanc et l’aventure commence ! Un canapé blanc à la maison, voilà qui peut donner quelques sueurs froides. Chez Julien Schuler, il a surtout donné un coup de pouce à une idée : créer MMAS CLEAN, son entreprise de nettoyage de mobilier textile à domicile, en Alsace du Nord. Julien aura 30 ans en décembre. Monteur en Allemagne, il développe son activité depuis mars 2024. Ce jeune papa aime le football, la musculation, la musique et les moments avec ses proches. L’idée a germé lorsqu’il était commercial chez Kiloutou. Les locations régulières de shampouineuses lui mettent la puce à l’oreille : la demande existe. Et si certains préféraient confier le nettoyage à quelqu’un ? L’achat d’un canapé blanc par sa femme lui offre un terrain d’entraînement tout trouvé. Il s’exerce à la maison, sur le canapé et les sièges de sa voiture, puis propose ses services à son entourage. Le bouche-à-oreille prend le relais. Pour le nom, Julien fait équipe avec son meilleur ami. Ils partent de « Mir màcha alles süüfer », soit « nous rendons tout propre ». Les initiales donnent MMAS, complétées par CLEAN. Un nom et un slogan qui gardent bien l’accent du coin ! Canapés, fauteuils, matelas, tapis, moquettes et sièges automobiles : Julien intervient chez les particuliers comme chez les professionnels. Une tache, les traces des enfants ou des animaux, un entretien régulier : les besoins sont variés. Sa technique principale, l’injection-extraction, permet de nettoyer les fibres puis d’aspirer l’eau chargée de salissures. Et ce fameux bac d’eau sale réserve parfois un petit spectacle ! En découvrant ce qui a été extrait, certains clients affichent des expressions qui font sourire Julien. « Je dois reconnaître que voir l’eau sale extraite à la fin d’un nettoyage, c’est toujours aussi satisfaisant ! » Mais la machine ne fait pas tout. Observer le tissu, adapter les produits, doser l’eau : chaque intervention demande du soin. Julien tient aussi à être transparent : « On ne peut pas toujours tout faire disparaître, mais on peut être transparent et prendre le temps de faire le travail correctement. » La suite ? Montrer davantage ses interventions sur les réseaux sociaux, développer sa clientèle et, peut-être, en faire son métier principal. En attendant, avant de condamner votre canapé taché, accordez-lui peut-être une seconde chance !

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Armand Muckensturm souriant avec un panier en osier.
Rencontres
admin

Armand Muckensturm

L’osier au bout des doigts À Seebach, il y a des passions qui poussent tranquillement, comme les pommiers au fond du jardin. Chez Armand Muckensturm, il y a les poules, les arbres fruitiers, tout ce qui se plante, se cultive et se regarde grandir… et puis il y a l’osier. Après 36 années passées chez Mercedes, Armand aurait pu choisir de ne plus trop occuper ses mains. C’était mal le connaître. Aujourd’hui, entre l’osier et le rotin, il fabrique patiemment des paniers, entièrement à la main. Mais inutile de chercher son stand sur un marché ou de lui demander sa grille de tarifs : Armand ne vend rien. Ses paniers sont destinés à sa famille, à ses amis, offerts au gré des occasions. Et c’est peut-être justement ce qui les rend encore plus précieux. Chaque panier demande du temps, de la patience et ce petit savoir-faire que l’on ne trouve pas dans une notice. « Tant qu’il fait ses paniers, il me laisse tranquille ! » La relève semble d’ailleurs déjà pointer le bout de son nez. Sa petite-fille s’intéresse elle aussi à la vannerie. Alors forcément, pour le papi, pouvoir lui transmettre ses gestes et ses astuces est une vraie fierté. Une passion qui se transmet de génération en génération, simplement, autour d’un morceau d’osier. Chez les Muckensturm, l’attachement aux traditions n’empêche surtout pas l’humour. Sa femme regarde cette passion d’un très bon œil : « Tant qu’il fait ses paniers, il me laisse tranquille ! », plaisante-t-elle. Et leur histoire à eux aussi mériterait presque son propre panier de souvenirs. Armand a rencontré sa future épouse lors d’un bal… enfin, plutôt lors d’un bal organisé l’après-midi. Sa technique de séduction ? Lui « voler une chaussure ! » Une méthode que l’on déconseillera peut-être aux célibataires d’aujourd’hui, mais qui, visiblement, a fait ses preuves. Armand est aussi profondément attaché à Seebach. À tel point qu’à l’entrée de sa cour, une haie taillée laisse apparaître fièrement le nom du village : « SEEBACH ». Difficile de faire déclaration d’amour plus locale. Lorsque nous l’avons rencontré chez lui, l’accueil était à son image : simple, généreux et chaleureux. La discussion s’est naturellement prolongée autour d’un apéritif, avec bière et bretzels sur la table. Chez Armand, pas besoin d’en faire des tonnes. Quelques brins d’osier, de bonnes histoires, un jardin bien vivant et le plaisir de recevoir. À l’ancienne, comme on

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Une famille utilise une carte routière dans une voiture.
Rétro
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La bonne époque de la carte routière

Le GPS d’aujourd’hui qui prenait toute la place Avant qu’une voix nous demande de faire demi-tour, il y avait maman, une carte routière et papa qui assurait connaître un raccourci. Les vacances commençaient à peine, mais le débat sur l’itinéraire avait déjà trois sorties d’avance. La carte attendait dans la boîte à gants, coincée entre les papiers de la voiture et un vieux bonbon. Fermée, elle était discrète. Ouverte, elle occupait le siège passager, mordait sur le levier de vitesses et transformait maman en tente de camping. Derrière ce paravent de routes, on devinait encore une main. Parfois un front. Papa tournait, maman aussi mais pas dans le même sens ! Le principe semblait simple : suivre un trait jusqu’à la mer. Sauf qu’il fallait d’abord trouver où l’on était. Maman cherchait la ville, papa cherchait la sortie et les enfants cherchaient surtout à savoir quand on allait manger. Tout le monde avançait sur un sujet différent, à quatre-vingt-dix kilomètres à l’heure. Puis arrivait le fameux carrefour. Celui où il fallait choisir vite, exactement au moment où la destination se cachait dans un pli. Papa tournait. Maman tournait la carte. Aucun des deux dans le même sens. Quelques kilomètres plus loin, un village parfaitement inconnu confirmait que quelqu’un avait eu tort. Restait à déterminer qui, une activité capable d’occuper toute une départementale. Et sans batterie, sans réseau, mais avec une solide option règlement de comptes. Trois plis et une engueulade Aux places arrière, on participait à notre manière : envie de faire pipi, mal au cœur et question sur l’arrivée. Devant, on étudiait désormais la carte posée sur le volant, à l’arrêt. Le raccourci avait ajouté des virages, un tracteur et une tension conjugale que même la légende ne savait pas représenter. Mais elle avait du charme, cette grande feuille. On y préparait le voyage avec le doigt. On repérait une étape, un coin de forêt, une route qui longeait l’eau. Le trajet existait déjà sur la table de la cuisine, avant même que les valises soient bouclées. Et les détours finissaient parfois en souvenirs qu’on racontait bien plus longtemps que la visite prévue. Aujourd’hui, le GPS recalcule sans soupirer. Quel confort ! La carte, elle, nous laissait une dernière épreuve : retrouver ses plis. Après deux tentatives, papa déclarait que c’était bon comme ça. On la coinçait dans la portière. Elle aussi avait pris des vacances : jamais elle

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Jordan Kraemer lors de la Bike Week en Floride.
Escapades
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Hopla, direction Daytona !

Jordan Kraemer vous raconte ! Après plusieurs semaines de météo catastrophique en Alsace, partir en Floride fin février tombe plutôt bien. Miami nous accueille avec sa chaleur, ses palmiers, ses façades Art déco et ses grosses cylindrées. Un peu plus loin, les Everglades et Okeechobee nous montrent une autre facette de la Floride, plus sauvage, plus rurale. Mais dans nos têtes, une seule destination compte vraiment : Daytona. LA BIKE WEEK, UN IMMENSE TERRAIN DE JEU Du 27 février au 8 mars 2026, la Bike Week transforme toute la région en immense terrain de jeu pour les passionnés de moto. Nous y voilà. MAIN STREET, PREMIÈRES SENSATIONS Pendant la Bike Week, ce n’est pas seulement Daytona Beach qui vit au rythme des motos. Les rassemblements, concerts, swap meets, bars et préparateurs sont partout. Impossible de tout faire, alors il faut choisir. Notre premier passage par Main Street donne déjà le ton. Des motos, des chromes, des préparations incroyables et une ambiance qui mélange rock’n’roll, mécanique et culture biker. Certaines machines sont magnifiques. D’autres sont franchement improbables. Il y en a même quelques-unes devant lesquelles on se demande : « Mais pourquoi ?! » « Parce que j’avais envie de le faire et fuck off pour celles et ceux qui n’aiment pas. » C’est ça qui me plaît à Daytona. La moto y est une forme d’expression. On construit, on transforme et on peint. On ne cherche pas forcément à faire comme les autres. On fait surtout comme on en a envie. BROKEN SPOKE SALOON, L’ESPRIT BIKER Au Broken Spoke Saloon, à Ormond Beach, cette philosophie prend une autre dimension. Les immenses chênes forment une sorte de cathédrale naturelle qui protège du soleil de Floride. La lumière traverse les branches, le rock’n’roll résonne au loin et les motos sont garées un peu partout sous les arbres. Autour de nous, les gars discutent mécanique, racontent leurs routes, leurs machines, leurs histoires. L’anglais et les accents américains font complètement partie du décor. J’ai pensé à Zion, cette terre promise où l’on se sent libre et à sa place. Au Broken Spoke, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir trouvé notre Zion biker : des motos, du rock’n’roll, des cigares et des passionnés. Entre deux immenses chênes, les organisateurs ont même suspendu deux choppers dans les arbres. Une façon de garer sa bécane plutôt… CHOPPER TIME La suite nous emmène au Tropical Tattoo pour Chopper Time.

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