Un poulailler sécurisé pour dormir sur ses deux ailes Avec ses volets solaires et ses fenêtres à quadruple vitrage, la gérante de Clauss Fermeture s’attaque à un marché trop longtemps négligé : les poules qui ont quelque chose à protéger. Tout serait parti d’un constat simple : on équipe sa maison comme un coffre-fort, puis on laisse dormir ses poules derrière trois planches et un crochet tordu. Pour Catherine Clauss, cette différence de traitement ne pouvait plus durer. La voilà donc lancée dans le poulailler haute sécurité. Une révolution pour les pondeuses. Un coup dur pour les renards. « Les poules sont sous protection, les renards au régime. » Première innovation : le volet solaire connecté, pilotable depuis le canapé. Plus besoin d’enfiler ses bottes à la nuit tombée entre le fromage et le dessert. Un clic sur le téléphone, et ces dames sont couchées. Une notification confirme : « Toutes les poulettes sont au lit. Ginette réclame encore un verre d’eau. » Côté fenêtres, Catherine n’a pas lésiné : quadruple vitrage contre le vol d’œufs. De quoi décourager les cambrioleurs et empêcher le coq de réveiller tout le quartier à cinq heures. À l’intérieur, il peut hurler autant qu’il veut. Dehors, on croit qu’il mime. La pièce maîtresse reste la double porte ultra sécurisée. Devant pareil équipement, le renard peut toujours venir avec son beau pelage et ses mauvaises intentions : il repartira sans dîner. Certains auraient même demandé un devis pour sécuriser leur propre terrier, histoire de sauver la face. Chaque poule dispose même d’un coffre personnel pour ses œufs, avec un code à six chiffres. Une sécurité redoutable : depuis que Josette a oublié le sien, ses propriétaires mangent des tartines. Le renard peut toujours frapper Pour Catherine, un bon poulailler doit surtout simplifier la vie de ses propriétaires. Fermeture automatique à la tombée de la nuit, isolation soignée, matériaux résistants : les poules seraient désormais mieux logées que certains étudiants. Lors des premiers essais, un renard aurait longuement inspecté la porte, fait le tour du bâtiment, puis tenté sa chance côté fenêtre. Bilan : aucune intrusion, mais de belles traces de pattes sur le vitrage. Catherine y verrait surtout la preuve que le produit intéresse. Seul effet secondaire : les propriétaires passent maintenant plus de temps à montrer leur poulailler aux invités qu’à leur faire visiter la maison. Et quand on leur demande combien tout cela