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Une famille utilise une carte routière dans une voiture.
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La bonne époque de la carte routière

Le GPS d’aujourd’hui qui prenait toute la place Avant qu’une voix nous demande de faire demi-tour, il y avait maman, une carte routière et papa qui assurait connaître un raccourci. Les vacances commençaient à peine, mais le débat sur l’itinéraire avait déjà trois sorties d’avance. La carte attendait dans la boîte à gants, coincée entre les papiers de la voiture et un vieux bonbon. Fermée, elle était discrète. Ouverte, elle occupait le siège passager, mordait sur le levier de vitesses et transformait maman en tente de camping. Derrière ce paravent de routes, on devinait encore une main. Parfois un front. Papa tournait, maman aussi mais pas dans le même sens ! Le principe semblait simple : suivre un trait jusqu’à la mer. Sauf qu’il fallait d’abord trouver où l’on était. Maman cherchait la ville, papa cherchait la sortie et les enfants cherchaient surtout à savoir quand on allait manger. Tout le monde avançait sur un sujet différent, à quatre-vingt-dix kilomètres à l’heure. Puis arrivait le fameux carrefour. Celui où il fallait choisir vite, exactement au moment où la destination se cachait dans un pli. Papa tournait. Maman tournait la carte. Aucun des deux dans le même sens. Quelques kilomètres plus loin, un village parfaitement inconnu confirmait que quelqu’un avait eu tort. Restait à déterminer qui, une activité capable d’occuper toute une départementale. Et sans batterie, sans réseau, mais avec une solide option règlement de comptes. Trois plis et une engueulade Aux places arrière, on participait à notre manière : envie de faire pipi, mal au cœur et question sur l’arrivée. Devant, on étudiait désormais la carte posée sur le volant, à l’arrêt. Le raccourci avait ajouté des virages, un tracteur et une tension conjugale que même la légende ne savait pas représenter. Mais elle avait du charme, cette grande feuille. On y préparait le voyage avec le doigt. On repérait une étape, un coin de forêt, une route qui longeait l’eau. Le trajet existait déjà sur la table de la cuisine, avant même que les valises soient bouclées. Et les détours finissaient parfois en souvenirs qu’on racontait bien plus longtemps que la visite prévue. Aujourd’hui, le GPS recalcule sans soupirer. Quel confort ! La carte, elle, nous laissait une dernière épreuve : retrouver ses plis. Après deux tentatives, papa déclarait que c’était bon comme ça. On la coinçait dans la portière. Elle aussi avait pris des vacances : jamais elle

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Famille réunie autour d’une télévision et d’une console ancienne.
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L’ODYSSEY, LA PREMIÈRE CONSOLE DE JEUX VIDÉO !

Avant les mondes ouverts et les manettes sans fil, il y avait quelques points blancs, des molettes et des feuilles de plastique à poser sur l’écran. Avec l’Odyssey, le jeu vidéo entrait dans le salon, bien avant Nintendo ! Au début des années 1970, l’idée de déplacer soi-même quelque chose sur sa TV a de quoi intriguer. Commercialisée par Magnavox en septembre 1972 aux États-Unis, puis en 1973 au Royaume-Uni, l’Odyssey est la première console de jeux vidéo de salon commercialisée. Derrière cette drôle de boîte se trouve Ralph Baer, un ingénieur qui travaille sur le jeu télévisuel dès 1966, avec ses collègues Bill Harrison et Bill Rusch. Des décors à coller sur la télé Oubliez les paysages détaillés : la machine affiche des formes blanches très simples sur fond noir. Pour transformer ces quelques éléments en terrain de jeu, Magnavox fournit des films de plastique transparents et colorés. Ils tiennent sur la vitre du téléviseur grâce à l’électricité statique. Le décor est donc littéralement posé devant l’image ! Un terrain, une maison hantée ou une roulette prennent ainsi place sur le poste familial. Pour changer d’ambiance, on change de feuille. Une mise à jour graphique qui se fait avec les mains. Chaque joueur utilise un boîtier à molettes pour déplacer son carré et, selon le jeu, modifier la trajectoire de la balle. Ici, maîtriser les commandes fait déjà partie de l’aventure. Un jeu vidéo avec des dés Le plus surprenant se cache dans la boîte : aux côtés de la console et de ses deux commandes, on trouve des cartes, des jetons, des dés et même des billets factices ! L’Odyssey emprunte autant au jeu de société qu’au divertissement électronique. La partie se joue à l’écran, mais aussi avec les accessoires disposés autour. Les cartes à insérer dans la machine ne contiennent pas des jeux complets comme les futures cartouches. Elles configurent des comportements électroniques utilisés dans plusieurs activités. Le manuel devient donc indispensable : quelques points lumineux ne suffisent pas à expliquer les règles ! Côté technique, aucun microprocesseur ni logiciel : les circuits électroniques produisent directement le jeu. Et pour varier les plaisirs, un fusil optique, vendu séparément, permet de viser des cibles à l’écran. Dès ses débuts, la console proposait déjà autre chose que des molettes à tourner. Avant Pong, déjà du tennis On associe souvent les débuts du jeu vidéo à Pong, qui garde ses

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