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Arts & Culture

Deux comédiens sur la scène du théâtre Saint-Nicolas.
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Théâtre Saint-Nicolas de Haguenau

La nouvelle pièce féérique en décembre ! En décembre, la féérie parlera alsacien à Haguenau ! Le Théâtre alsacien Saint-Nicolas prépare « D’Scheen un s’Biest », une adaptation de La Belle et la Bête. Un conte célèbre pour une troupe qui, à l’approche de ses 118 ans, compte bien continuer à faire rêver son public et à transmettre sa langue. Près de 118 ans de théâtre, cela en fait, des textes appris, des costumes enfilés et des entrées en scène ! À Haguenau, Saint-Nicolas a traversé deux guerres mondiales et les transformations de l’Alsace sans perdre l’envie de jouer. Derrière cette longévité, la troupe cite le dévouement de ses animateurs, le talent de ses acteurs et la fidélité des spectateurs. Une histoire qui se poursuit grâce à ceux qui montent sur les planches, mais aussi à ceux qui reviennent s’asseoir dans la salle. Pour autant, pas question de vivre uniquement de souvenirs. Les membres se forment auprès de professionnels pour progresser dans l’expression, le jeu et les défis techniques. Leur ambition : proposer des pièces de qualité et donner au public de bonnes raisons de pousser la porte du théâtre. Cette fois, c’est donc La Belle et la Bête qui s’invite dans l’aventure. Pourquoi choisir ce conte si connu ? Pour la troupe, l’adapter dans sa langue permet de montrer que l’alsacien n’est « ni désuet ni démodé ». Il peut aussi porter des histoires qui font rêver, émouvoir et voyager. Le théâtre reste, à ses yeux, un moyen d’éduquer et de transmettre. Cette conviction tient dans une formule à laquelle Saint-Nicolas est particulièrement attaché : faire du « théâtre EN alsacien et non du théâtre alsacien ». La nuance dit beaucoup de sa démarche : mettre la langue au service de la création, du jeu et du spectacle. Et avant que le rideau se lève, il y a du travail ! Une grande partie se joue même avant les répétitions. Le réalisateur construit le fil rouge de la pièce avec les différents ateliers. Décors, costumes et effets spéciaux se préparent ensemble pour donner sa cohérence au spectacle. Sur scène comme en coulisses, chacun apporte sa part à cette aventure collective. La suite de l’histoire passe aussi par les jeunes. Pour leur donner envie de jouer, la troupe mise sur son attachement à l’Alsace, mais également sur la qualité de ses spectacles et ses moyens techniques. À Haguenau, l’institution ABCM

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Les deux membres du duo Instant M avec une guitare.
Arts & Culture
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Instant M

Deux univers, un album et une bonne dose de folie ! Sur le papier, Sophie Mosser et Stéphane Comte n’étaient pas forcément destinés à faire de la musique ensemble. Et pourtant, leur rencontre a donné naissance à Instant M, un projet électro-rock qui assume autant son sérieux en studio que son goût pour les idées un peu décalées. Leur histoire commence presque par hasard, lors d’une soirée où, de leur propre aveu, ils n’étaient même pas censés se retrouver tous les deux. Très vite, un point commun s’impose : la musique. Sauf qu’entre eux, les playlists ne parlent pas tout à fait la même langue. Stéphane évolue davantage dans un univers rock et métal, tandis que Sophie se retrouve plutôt du côté de la pop et de la variété. Deux sensibilités différentes qui, au lieu de s’opposer, ont fini par se compléter. Stéphane plaisante d’ailleurs volontiers sur le fait d’avoir « déteint » sur Sophie. Elle reconnaît qu’il lui a permis d’aborder la musique différemment. Mais l’influence fonctionne dans les deux sens : la folie et le goût du décalage de Sophie semblent eux aussi commencer à contaminer son partenaire. Et chez Instant M, cette petite collision de deux mondes fait justement partie du charme. « Deux styles opposés, une même passion et un grain de folie. » UN PROJET QUI SE CONSTRUIT EN STUDIO Derrière les vidéos amusantes et les moments de légèreté, il y a surtout un véritable projet musical. Le duo a travaillé sur un album de cinq compositions, accompagné par l’équipe du studio Propulse Corner à Strasbourg. L’album est finalisé et l’ambition est claire : créer leurs propres morceaux, les enregistrer, les défendre et, pourquoi pas, les faire voyager bien au-delà du studio. Pour Stéphane, guitariste, c’est même l’un des moteurs principaux du projet. Jouer, répéter et monter sur scène lui plaisent, mais ce qu’il recherche avant tout, c’est la création. Faire naître un morceau, construire un titre, puis le voir prendre vie jusqu’à pouvoir être écouté par le public. Le rêve ? Que leurs chansons soient diffusées sur les ondes et trouvent leur place auprès des auditeurs. Ambitieux ? Peut-être. Mais après tout, personne n’a jamais rempli une salle en rêvant petit. DE L’ÉLECTRO… ET DU ROCK Pour définir leur musique, Sophie et Stéphane utilisent une formule qui résume assez bien leur mélange : électro-rock. La base rythmique se veut moderne, tandis que les chansons

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Les Heckeshiesser devant un chalet et des vaches en montagne.
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Les Heckeshiesser

Deux Alsaciens, un style pas comme les autres et aucun plan de carrière ! « MAAAAALIKAAAA » La naissance des Heckeshiesser et de Malika liebt Bananeneis ! Tout aurait pu s’arrêter à une plaisanterie entre le café et le digestif. Une phrase lancée à la fin d’un repas, quelques rires, puis chacun serait retourné à ses occupations. Mais ce vendredi de mars 2026, au Cheval Noir à Niederroedern, Steve Maire a une idée qui ne veut plus le lâcher. Quelques mois plus tard, elle fera chanter des gens sur une histoire de glace à la banane. Comme quoi, il faut toujours se méfier des fins de repas en Alsace du Nord. Ce jour-là, Malika, la cousine de Sabrina, la gérante du restaurant, aide au service. Elle est aussi une amie de Steve. Son prénom lui plaît, il sonne bien. Alors Steve lui lance en rigolant qu’un jour, il fera une chanson sur elle. Et soudain, tout s’enchaîne : Malika, la glace à la banane, le début d’un refrain… Il termine son café, sa poire Williams de ce vendredi midi, puis annule ses deux rendez-vous de l’après-midi pour écrire l’idée à chaud ! « Quand j’ai écrit la chanson, j’avais le même sentiment que quand j’avais écrit “Unser Sebastien Loeb”. » Cette envie de chanson attendait son heure depuis longtemps. En 2010, Steve avait déjà signé « Unser Sebastien Loeb », consacré au célèbre pilote de rallye WRC. Le morceau avait fait le buzz et lancé l’aventure de la Rodikuh. Depuis, il rêvait de retrouver ce plaisir : partir d’un délire et voir jusqu’où il pouvait l’emmener. Avec Malika, il tient enfin son point de départ. Pour la musique, il imagine un mélange à son goût. Il écoute souvent les Zillertaler Haderlumpen, Die Grubertaler, les Zillertaler Mander… C’est dans cet esprit du Zillertal, l’une des plus célèbres et des plus grandes vallées alpines du Tyrol, en Autriche, qu’il veut inscrire sa chanson. De l’accordéon, du tuba, des cuivres, l’ambiance des Zillertaler et l’énergie du Ballermann. Quelque chose qui sente autant l’après-ski que les vacances à Mallorca, avec un refrain facile à retenir et difficile à oublier. Steve travaille la composition et prépare une maquette. Il la fait écouter à quelques amis. Leur réaction lui donne un petit coup de pouce : « Mec, faut que tu sortes cette chanson ! » À deux, le délire va plus loin que tout seul…

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Voir la vidéo de Julien Schuler