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Hopla Magazine – le magazine du Stammtisch.
Où me trouver ?

Armand Muckensturm

Armand Muckensturm souriant avec un panier en osier.

L’osier au bout des doigts

À Seebach, il y a des passions qui poussent tranquillement, comme les pommiers au fond du jardin. Chez Armand Muckensturm, il y a les poules, les arbres fruitiers, tout ce qui se plante, se cultive et se regarde grandir… et puis il y a l’osier.

Après 36 années passées chez Mercedes, Armand aurait pu choisir de ne plus trop occuper ses mains. C’était mal le connaître. Aujourd’hui, entre l’osier et le rotin, il fabrique patiemment des paniers, entièrement à la main.

Mais inutile de chercher son stand sur un marché ou de lui demander sa grille de tarifs : Armand ne vend rien. Ses paniers sont destinés à sa famille, à ses amis, offerts au gré des occasions. Et c’est peut-être justement ce qui les rend encore plus précieux. Chaque panier demande du temps, de la patience et ce petit savoir-faire que l’on ne trouve pas dans une notice.

« Tant qu’il fait ses paniers, il me laisse tranquille ! »

La relève semble d’ailleurs déjà pointer le bout de son nez. Sa petite-fille s’intéresse elle aussi à la vannerie. Alors forcément, pour le papi, pouvoir lui transmettre ses gestes et ses astuces est une vraie fierté. Une passion qui se transmet de génération en génération, simplement, autour d’un morceau d’osier.

Chez les Muckensturm, l’attachement aux traditions n’empêche surtout pas l’humour. Sa femme regarde cette passion d’un très bon œil : « Tant qu’il fait ses paniers, il me laisse tranquille ! », plaisante-t-elle.

Mains tressant un panier en osier.Le nom Seebach taillé dans une haie.Armand Muckensturm à sa table de travail avec ses paniers.

Et leur histoire à eux aussi mériterait presque son propre panier de souvenirs. Armand a rencontré sa future épouse lors d’un bal… enfin, plutôt lors d’un bal organisé l’après-midi. Sa technique de séduction ? Lui « voler une chaussure ! » Une méthode que l’on déconseillera peut-être aux célibataires d’aujourd’hui, mais qui, visiblement, a fait ses preuves.

Armand est aussi profondément attaché à Seebach. À tel point qu’à l’entrée de sa cour, une haie taillée laisse apparaître fièrement le nom du village : « SEEBACH ». Difficile de faire déclaration d’amour plus locale.

Lorsque nous l’avons rencontré chez lui, l’accueil était à son image : simple, généreux et chaleureux. La discussion s’est naturellement prolongée autour d’un apéritif, avec bière et bretzels sur la table.

Chez Armand, pas besoin d’en faire des tonnes. Quelques brins d’osier, de bonnes histoires, un jardin bien vivant et le plaisir de recevoir. À l’ancienne, comme on aime chez Hopla.

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Une famille utilise une carte routière dans une voiture.
Rétro
admin

La bonne époque de la carte routière

Le GPS d’aujourd’hui qui prenait toute la place Avant qu’une voix nous demande de faire demi-tour, il y avait maman, une carte routière et papa qui assurait connaître un raccourci. Les vacances commençaient à peine, mais le débat sur l’itinéraire avait déjà trois sorties d’avance. La carte attendait dans la boîte à gants, coincée entre les papiers de la voiture et un vieux bonbon. Fermée, elle était discrète. Ouverte, elle occupait le siège passager, mordait sur le levier de vitesses et transformait maman en tente de camping. Derrière ce paravent de routes, on devinait encore une main. Parfois un front. Papa tournait, maman aussi mais pas dans le même sens ! Le principe semblait simple : suivre un trait jusqu’à la mer. Sauf qu’il fallait d’abord trouver où l’on était. Maman cherchait la ville, papa cherchait la sortie et les enfants cherchaient surtout à savoir quand on allait manger. Tout le monde avançait sur un sujet différent, à quatre-vingt-dix kilomètres à l’heure. Puis arrivait le fameux carrefour. Celui où il fallait choisir vite, exactement au moment où la destination se cachait dans un pli. Papa tournait. Maman tournait la carte. Aucun des deux dans le même sens. Quelques kilomètres plus loin, un village parfaitement inconnu confirmait que quelqu’un avait eu tort. Restait à déterminer qui, une activité capable d’occuper toute une départementale. Et sans batterie, sans réseau, mais avec une solide option règlement de comptes. Trois plis et une engueulade Aux places arrière, on participait à notre manière : envie de faire pipi, mal au cœur et question sur l’arrivée. Devant, on étudiait désormais la carte posée sur le volant, à l’arrêt. Le raccourci avait ajouté des virages, un tracteur et une tension conjugale que même la légende ne savait pas représenter. Mais elle avait du charme, cette grande feuille. On y préparait le voyage avec le doigt. On repérait une étape, un coin de forêt, une route qui longeait l’eau. Le trajet existait déjà sur la table de la cuisine, avant même que les valises soient bouclées. Et les détours finissaient parfois en souvenirs qu’on racontait bien plus longtemps que la visite prévue. Aujourd’hui, le GPS recalcule sans soupirer. Quel confort ! La carte, elle, nous laissait une dernière épreuve : retrouver ses plis. Après deux tentatives, papa déclarait que c’était bon comme ça. On la coinçait dans la portière. Elle aussi avait pris des vacances : jamais elle

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Une cavalière et son cheval franchissent un obstacle.
Sport & Loisirs
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À Seebach, le Centre Équestre du Schenckenacker lance son grand challenge indoor.

Du sport, de l’adrénaline, de la passion et de belles émotions : la saison 2026-2027 s’annonce particulièrement animée au Centre Équestre du Schenckenacker, à Seebach ! Avec le lancement d’un tout nouveau challenge indoor, le centre souhaite rassembler les passionnés d’équitation autour de trois grands rendez-vous. Et les cavaliers vont avoir quelques obstacles à franchir ! Trois dates pour faire vibrer Seebach Le coup d’envoi sera donné le dimanche 22 novembre 2026, suivi d’un deuxième concours le dimanche 21 février 2027. Le suspense prendra fin le dimanche 14 mars 2027, avec une grande finale qui viendra clôturer cette première édition en beauté. L’objectif est ambitieux : accueillir près de 300 cavaliers par concours, venus d’Alsace et des départements voisins. Avec les familles, les accompagnateurs et les spectateurs, jusqu’à 1 000 personnes pourraient se retrouver à Seebach lors de chaque événement. De quoi faire vibrer le centre équestre tout au long de l’hiver ! Une belle fête autour du cheval Au-delà de la compétition, ce challenge sera avant tout un moment de rencontre, de partage et de convivialité. Car derrière chaque parcours se cachent des heures d’entraînement, une belle complicité entre le cavalier et sa monture, quelques montées d’adrénaline et parfois de sacrées surprises ! Un obstacle franchi de justesse, un parcours parfaitement maîtrisé, un cheval un peu trop enthousiaste ou un cavalier qui franchit la ligne d’arrivée avec un immense sourire… C’est aussi ce qui fait tout le charme des concours équestres ! Cavaliers confirmés, familles, passionnés ou simples curieux pourront profiter de cette ambiance particulière et encourager les participants tout au long des épreuves. Avec ce nouveau challenge, le Centre Équestre du Schenckenacker souhaite également contribuer au dynamisme de Seebach et de l’Alsace du Nord, tout en faisant découvrir la richesse du monde équestre. Et qui sait ? Cette première édition pourrait bien devenir, au fil des années, un rendez-vous incontournable pour les amoureux du cheval dans la région. Une chose est sûre : cet hiver, à Seebach, il faudra bien ajuster ses étriers ! Hopla, tous en selle ! Dimanche 22 novembre au Centre Équestre de Seebach !

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Pascal Schellhorn sur une autolaveuse dans son magasin.
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PASCAL SCHELLHORN n’est plus le patron de son commerce !

Au Carrefour Contact de Seebach, Pascal Schellhorn a changé de poste. Le voilà aux commandes d’une autolaveuse. Une reconversion qui roule. Avant, il faisait tourner le magasin. Maintenant, il tourne dedans. La nuance est mince, mais le sol apprécie. Derrière son guidon, Pascal savoure le travail bien fait. Un passage et ça brille. Deux passages et les néons se reflètent dans le carrelage. Puis un client traverse avec ses chaussures boueuses. Pascal sourit. Un sourire de professionnel. Celui qui dit bonjour pendant que le cerveau dit autre chose. Les vieux réflexes ont pourtant la vie dure. Devant une tache près des caisses, il commence par chercher le responsable. Il baisse les yeux vers sa machine. Le responsable vient de se retrouver. « Je me sens heureux, et un lien s’est créé avec mon autolaveuse : je la vois plus que ma femme ! » Avec son autolaveuse, l’entente est parfaite. Elle avance quand il lui demande, ne discute jamais les horaires et ne réclame aucune augmentation. De son côté, il veille sur elle : de l’eau quand elle a soif, une prise quand elle fatigue. À force, sa femme commence à trouver cette complicité suspecte. Surtout depuis qu’il parle de « sa petite » en rangeant le chargeur. Elle attend désormais de voir à qui il offrira des fleurs pour leur prochain anniversaire. Pascal mesure maintenant ses journées en mètres carrés. Les allées sont impeccables, les clients admirent. Lui garde les pieds sur terre. Enfin, de préférence sur une partie qu’il n’a pas encore lavée !

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Une femme ouvre la fenêtre d’un poulailler équipé d’un volet solaire, devant deux poules.
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Grâce à CATHERINE CLAUSS les poules peuvent narguer les renards.

Un poulailler sécurisé pour dormir sur ses deux ailes Avec ses volets solaires et ses fenêtres à quadruple vitrage, la gérante de Clauss Fermeture s’attaque à un marché trop longtemps négligé : les poules qui ont quelque chose à protéger. Tout serait parti d’un constat simple : on équipe sa maison comme un coffre-fort, puis on laisse dormir ses poules derrière trois planches et un crochet tordu. Pour Catherine Clauss, cette différence de traitement ne pouvait plus durer. La voilà donc lancée dans le poulailler haute sécurité. Une révolution pour les pondeuses. Un coup dur pour les renards. « Les poules sont sous protection, les renards au régime. » Première innovation : le volet solaire connecté, pilotable depuis le canapé. Plus besoin d’enfiler ses bottes à la nuit tombée entre le fromage et le dessert. Un clic sur le téléphone, et ces dames sont couchées. Une notification confirme : « Toutes les poulettes sont au lit. Ginette réclame encore un verre d’eau. » Côté fenêtres, Catherine n’a pas lésiné : quadruple vitrage contre le vol d’œufs. De quoi décourager les cambrioleurs et empêcher le coq de réveiller tout le quartier à cinq heures. À l’intérieur, il peut hurler autant qu’il veut. Dehors, on croit qu’il mime. La pièce maîtresse reste la double porte ultra sécurisée. Devant pareil équipement, le renard peut toujours venir avec son beau pelage et ses mauvaises intentions : il repartira sans dîner. Certains auraient même demandé un devis pour sécuriser leur propre terrier, histoire de sauver la face. Chaque poule dispose même d’un coffre personnel pour ses œufs, avec un code à six chiffres. Une sécurité redoutable : depuis que Josette a oublié le sien, ses propriétaires mangent des tartines. Le renard peut toujours frapper Pour Catherine, un bon poulailler doit surtout simplifier la vie de ses propriétaires. Fermeture automatique à la tombée de la nuit, isolation soignée, matériaux résistants : les poules seraient désormais mieux logées que certains étudiants. Lors des premiers essais, un renard aurait longuement inspecté la porte, fait le tour du bâtiment, puis tenté sa chance côté fenêtre. Bilan : aucune intrusion, mais de belles traces de pattes sur le vitrage. Catherine y verrait surtout la preuve que le produit intéresse. Seul effet secondaire : les propriétaires passent maintenant plus de temps à montrer leur poulailler aux invités qu’à leur faire visiter la maison. Et quand on leur demande combien tout cela

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Les Heckeshiesser devant un chalet et des vaches en montagne.
Arts & Culture
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Les Heckeshiesser

Deux Alsaciens, un style pas comme les autres et aucun plan de carrière ! « MAAAAALIKAAAA » La naissance des Heckeshiesser et de Malika liebt Bananeneis ! Tout aurait pu s’arrêter à une plaisanterie entre le café et le digestif. Une phrase lancée à la fin d’un repas, quelques rires, puis chacun serait retourné à ses occupations. Mais ce vendredi de mars 2026, au Cheval Noir à Niederroedern, Steve Maire a une idée qui ne veut plus le lâcher. Quelques mois plus tard, elle fera chanter des gens sur une histoire de glace à la banane. Comme quoi, il faut toujours se méfier des fins de repas en Alsace du Nord. Ce jour-là, Malika, la cousine de Sabrina, la gérante du restaurant, aide au service. Elle est aussi une amie de Steve. Son prénom lui plaît, il sonne bien. Alors Steve lui lance en rigolant qu’un jour, il fera une chanson sur elle. Et soudain, tout s’enchaîne : Malika, la glace à la banane, le début d’un refrain… Il termine son café, sa poire Williams de ce vendredi midi, puis annule ses deux rendez-vous de l’après-midi pour écrire l’idée à chaud ! « Quand j’ai écrit la chanson, j’avais le même sentiment que quand j’avais écrit “Unser Sebastien Loeb”. » Cette envie de chanson attendait son heure depuis longtemps. En 2010, Steve avait déjà signé « Unser Sebastien Loeb », consacré au célèbre pilote de rallye WRC. Le morceau avait fait le buzz et lancé l’aventure de la Rodikuh. Depuis, il rêvait de retrouver ce plaisir : partir d’un délire et voir jusqu’où il pouvait l’emmener. Avec Malika, il tient enfin son point de départ. Pour la musique, il imagine un mélange à son goût. Il écoute souvent les Zillertaler Haderlumpen, Die Grubertaler, les Zillertaler Mander… C’est dans cet esprit du Zillertal, l’une des plus célèbres et des plus grandes vallées alpines du Tyrol, en Autriche, qu’il veut inscrire sa chanson. De l’accordéon, du tuba, des cuivres, l’ambiance des Zillertaler et l’énergie du Ballermann. Quelque chose qui sente autant l’après-ski que les vacances à Mallorca, avec un refrain facile à retenir et difficile à oublier. Steve travaille la composition et prépare une maquette. Il la fait écouter à quelques amis. Leur réaction lui donne un petit coup de pouce : « Mec, faut que tu sortes cette chanson ! » À deux, le délire va plus loin que tout seul…

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Un photographe et son appareil sous un ciel d’aurores boréales.
Rencontres
admin

GUILLAUME SCHEIB

La tête dans les étoiles et les pieds dans le potager ! Chasseur d’orages, amoureux des aurores boréales et cultivateur de tomates géantes, Guillaume Scheib, 32 ans, a plusieurs passions. Mais toutes ont un point commun : la nature. Rencontre avec un Alsacien qui préfère largement le grand air à la chaleur de l’été. DES ORAGES AUX AURORES BORÉALES Tout a commencé en 2012, avec une drôle d’idée : photographier la foudre ! « Ce n’est pas le domaine le plus facile pour débuter », reconnaît Guillaume. Depuis, son appareil photo l’a emmené des Vosges du Nord jusqu’en Islande, où il s’est rendu cinq fois pour immortaliser les aurores boréales. Son dernier terrain de jeu ? L’astropaysage, qui mêle paysages terrestres et ciel étoilé. Parmi ses clichés préférés, une photo prise à La Palma, où il apparaît sur un éperon rocheux, sous la Voie lactée, avec une mer de nuages en arrière-plan. Magique ! Mais Guillaume garde les pieds sur terre. Employé au service fleurissement de la Ville de Bischwiller, il cultive aussi un potager de 250 m² au cœur d’un verger. Une passion héritée de sa famille, notamment de son grand-père arboriculteur. Sa spécialité ? Les tomates ! Certaines atteignent 1,3 kg. De quoi remplir les casseroles : cette année, il a préparé 26 litres de sauce tomate ! Et quand les récoltes débordent, il partage volontiers avec son entourage. « Il y a une énorme part de chance » Pourtant, entre canicules et récoltes décevantes, la nature lui donne parfois du fil à retordre. Tout comme les orages, où il faut être au bon endroit, au bon moment. « Il y a une énorme part de chance », confie-t-il. Son bonheur, c’est surtout l’automne : les champignons, les châtaignes, les couleurs des forêts et les mers de nuages dans les Vosges du Nord. Sans oublier la pâtisserie quand il trouve un moment. Et pourquoi ne pas devenir photographe professionnel ? « Je veux faire de la photo quand j’en ai envie, sans contrainte. » Prochaines envies d’évasion : le Canada, l’Alaska ou le Groenland. Des destinations plutôt fraîches, forcément. Car Guillaume l’avoue sans détour : « La chaleur, c’est pas mon dada ! »

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Des poules traversent une rue alsacienne sur un passage piéton, illustration humoristique.
Info ou intox
admin

Un Alsacien réclame un passage piéton pour ses poules !

LES FAITS DIVERS qui n’auraient jamais dû arriver — HINNERDORF Étienne Meyer a fait une demande plutôt insolite à sa mairie : installer un passage piéton spécialement pour ses huit poules ! Depuis plusieurs mois, ses gallinacés traversent quotidiennement la rue pour aller picorer dans le jardin du voisin. « Elles passent toujours au même endroit ! Le problème, c’est que les voitures ne ralentissent pas. Un jour, ça va mal finir ! », explique leur propriétaire. L’homme propose même un panneau « Attention, traversée de poules » et une limitation de vitesse à 10 km/h. Mais son voisin ne voit pas les choses du même œil : « Moi, je veux surtout qu’elles arrêtent de venir déterrer mes salades ! » À la mairie, la demande aurait provoqué quelques sourires. Le maire aurait promis d’étudier la question, à condition que les poules apprennent à respecter le Code de la route. En attendant, leur propriétaire a installé un panneau devant chez lui : « Priorité aux poules ! »

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Jordan Kraemer lors de la Bike Week en Floride.
Escapades
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Hopla, direction Daytona !

Jordan Kraemer vous raconte ! Après plusieurs semaines de météo catastrophique en Alsace, partir en Floride fin février tombe plutôt bien. Miami nous accueille avec sa chaleur, ses palmiers, ses façades Art déco et ses grosses cylindrées. Un peu plus loin, les Everglades et Okeechobee nous montrent une autre facette de la Floride, plus sauvage, plus rurale. Mais dans nos têtes, une seule destination compte vraiment : Daytona. LA BIKE WEEK, UN IMMENSE TERRAIN DE JEU Du 27 février au 8 mars 2026, la Bike Week transforme toute la région en immense terrain de jeu pour les passionnés de moto. Nous y voilà. MAIN STREET, PREMIÈRES SENSATIONS Pendant la Bike Week, ce n’est pas seulement Daytona Beach qui vit au rythme des motos. Les rassemblements, concerts, swap meets, bars et préparateurs sont partout. Impossible de tout faire, alors il faut choisir. Notre premier passage par Main Street donne déjà le ton. Des motos, des chromes, des préparations incroyables et une ambiance qui mélange rock’n’roll, mécanique et culture biker. Certaines machines sont magnifiques. D’autres sont franchement improbables. Il y en a même quelques-unes devant lesquelles on se demande : « Mais pourquoi ?! » « Parce que j’avais envie de le faire et fuck off pour celles et ceux qui n’aiment pas. » C’est ça qui me plaît à Daytona. La moto y est une forme d’expression. On construit, on transforme et on peint. On ne cherche pas forcément à faire comme les autres. On fait surtout comme on en a envie. BROKEN SPOKE SALOON, L’ESPRIT BIKER Au Broken Spoke Saloon, à Ormond Beach, cette philosophie prend une autre dimension. Les immenses chênes forment une sorte de cathédrale naturelle qui protège du soleil de Floride. La lumière traverse les branches, le rock’n’roll résonne au loin et les motos sont garées un peu partout sous les arbres. Autour de nous, les gars discutent mécanique, racontent leurs routes, leurs machines, leurs histoires. L’anglais et les accents américains font complètement partie du décor. J’ai pensé à Zion, cette terre promise où l’on se sent libre et à sa place. Au Broken Spoke, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir trouvé notre Zion biker : des motos, du rock’n’roll, des cigares et des passionnés. Entre deux immenses chênes, les organisateurs ont même suspendu deux choppers dans les arbres. Une façon de garer sa bécane plutôt… CHOPPER TIME La suite nous emmène au Tropical Tattoo pour Chopper Time.

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Julien Schuler échange dans un salon.
Rencontres
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Julien Schuler

Un canapé blanc et l’aventure commence ! Un canapé blanc à la maison, voilà qui peut donner quelques sueurs froides. Chez Julien Schuler, il a surtout donné un coup de pouce à une idée : créer MMAS CLEAN, son entreprise de nettoyage de mobilier textile à domicile, en Alsace du Nord. Julien aura 30 ans en décembre. Monteur en Allemagne, il développe son activité depuis mars 2024. Ce jeune papa aime le football, la musculation, la musique et les moments avec ses proches. L’idée a germé lorsqu’il était commercial chez Kiloutou. Les locations régulières de shampouineuses lui mettent la puce à l’oreille : la demande existe. Et si certains préféraient confier le nettoyage à quelqu’un ? L’achat d’un canapé blanc par sa femme lui offre un terrain d’entraînement tout trouvé. Il s’exerce à la maison, sur le canapé et les sièges de sa voiture, puis propose ses services à son entourage. Le bouche-à-oreille prend le relais. Pour le nom, Julien fait équipe avec son meilleur ami. Ils partent de « Mir màcha alles süüfer », soit « nous rendons tout propre ». Les initiales donnent MMAS, complétées par CLEAN. Un nom et un slogan qui gardent bien l’accent du coin ! Canapés, fauteuils, matelas, tapis, moquettes et sièges automobiles : Julien intervient chez les particuliers comme chez les professionnels. Une tache, les traces des enfants ou des animaux, un entretien régulier : les besoins sont variés. Sa technique principale, l’injection-extraction, permet de nettoyer les fibres puis d’aspirer l’eau chargée de salissures. Et ce fameux bac d’eau sale réserve parfois un petit spectacle ! En découvrant ce qui a été extrait, certains clients affichent des expressions qui font sourire Julien. « Je dois reconnaître que voir l’eau sale extraite à la fin d’un nettoyage, c’est toujours aussi satisfaisant ! » Mais la machine ne fait pas tout. Observer le tissu, adapter les produits, doser l’eau : chaque intervention demande du soin. Julien tient aussi à être transparent : « On ne peut pas toujours tout faire disparaître, mais on peut être transparent et prendre le temps de faire le travail correctement. » La suite ? Montrer davantage ses interventions sur les réseaux sociaux, développer sa clientèle et, peut-être, en faire son métier principal. En attendant, avant de condamner votre canapé taché, accordez-lui peut-être une seconde chance !

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