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Hopla, direction Daytona !

Jordan Kraemer lors de la Bike Week en Floride.

Jordan Kraemer vous raconte !

Après plusieurs semaines de météo catastrophique en Alsace, partir en Floride fin février tombe plutôt bien. Miami nous accueille avec sa chaleur, ses palmiers, ses façades Art déco et ses grosses cylindrées. Un peu plus loin, les Everglades et Okeechobee nous montrent une autre facette de la Floride, plus sauvage, plus rurale. Mais dans nos têtes, une seule destination compte vraiment : Daytona.

LA BIKE WEEK, UN IMMENSE TERRAIN DE JEU

Du 27 février au 8 mars 2026, la Bike Week transforme toute la région en immense terrain de jeu pour les passionnés de moto. Nous y voilà.

MAIN STREET, PREMIÈRES SENSATIONS

Pendant la Bike Week, ce n’est pas seulement Daytona Beach qui vit au rythme des motos. Les rassemblements, concerts, swap meets, bars et préparateurs sont partout. Impossible de tout faire, alors il faut choisir. Notre premier passage par Main Street donne déjà le ton. Des motos, des chromes, des préparations incroyables et une ambiance qui mélange rock’n’roll, mécanique et culture biker. Certaines machines sont magnifiques. D’autres sont franchement improbables. Il y en a même quelques-unes devant lesquelles on se demande : « Mais pourquoi ?! »

« Parce que j’avais envie de le faire et fuck off pour celles et ceux qui n’aiment pas. »

C’est ça qui me plaît à Daytona. La moto y est une forme d’expression. On construit, on transforme et on peint. On ne cherche pas forcément à faire comme les autres. On fait surtout comme on en a envie.

BROKEN SPOKE SALOON, L’ESPRIT BIKER

Au Broken Spoke Saloon, à Ormond Beach, cette philosophie prend une autre dimension. Les immenses chênes forment une sorte de cathédrale naturelle qui protège du soleil de Floride. La lumière traverse les branches, le rock’n’roll résonne au loin et les motos sont garées un peu partout sous les arbres.

Autour de nous, les gars discutent mécanique, racontent leurs routes, leurs machines, leurs histoires. L’anglais et les accents américains font complètement partie du décor. J’ai pensé à Zion, cette terre promise où l’on se sent libre et à sa place.

Au Broken Spoke, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir trouvé notre Zion biker : des motos, du rock’n’roll, des cigares et des passionnés. Entre deux immenses chênes, les organisateurs ont même suspendu deux choppers dans les arbres. Une façon de garer sa bécane plutôt…

CHOPPER TIME

La suite nous emmène au Tropical Tattoo pour Chopper Time. Ici, il faut avoir du temps devant soi. Tous les quelques mètres, une machine attire l’œil. Des choppers construits de A à Z, des moteurs anciens, des peintures et des préparations qui représentent des heures de boulot.

On est clairement dans un artisanat mécanique qui demande du savoir-faire…de la patience et parfois une bonne dose de folie.

L’ambiance autour de ces événements est assez particulière. Musique, tatouages, cigares et une culture autour du cannabis beaucoup plus visible qu’en Alsace. Dans cette atmosphère rock’n’roll, assez décomplexée, on découvre forcément des choses qu’on ne vivrait pas de la même manière chez nous.

Un motard au milieu d’un rassemblement à Daytona.Enseigne Tropical Tattoo et rassemblement de motos.Un chopper suspendu dans les arbres.Jordan Kraemer devant un circuit automobile.

Bref, on a vécu l’expérience à fond. Les cigares font d’ailleurs partie du décor. Parce qu’un biker en Floride sans cigare, c’est un peu comme un Alsacien sans bière : il manque quelque chose.

DES RENCONTRES INOUBLIABLES

C’est aussi au Broken Spoke que je rencontre Jack McIntyre, photographe pour Easyriders. Une rencontre prévue depuis plusieurs semaines, mais qui prend une autre dimension une fois sur place. Dès les premiers échanges, le courant passe. Sa manière de parler, son énergie et son regard sur la moto me rappellent cette culture biker américaine que j’apprécie particulièrement.

Quelques heures plus tard, une autre rencontre avec Jack 1340, accompagné de sa femme Florence. Photographe bien connu du milieu custom, avec sa fameuse signature en noir et blanc. Là encore, pas besoin de grandes présentations : on parle motos, photos et histoires comme si on se connaissait déjà.

C’est aussi ça, la moto. Elle permet parfois de rencontrer des gens qu’on n’aurait probablement jamais croisés autrement.

DAYTONA INTERNATIONAL SPEEDWAY

Dernière grosse étape : le Daytona International Speedway. On y découvre des courses comme les King of the Baggers et les Super Hooligan. Voir des machines de plus de 280 kilos se jeter dans les virages à des vitesses complètement absurdes suffit à remettre quelques certitudes en question. On pense connaître la moto. Puis on regarde un Bagger poser le genou par terre sur un circuit et on se dit qu’on ne joue décidément pas dans la même catégorie.

Après neuf jours en Floride, une chose reste surtout en tête : la culture moto américaine ne se résume pas aux Harley, aux chromes et aux gros moteurs. Elle est faite de personnalités et d’authenticité.

Voilà pourquoi il fallait faire les 7 500 kilomètres depuis notre Alsace.

À voir aussi

Voir la vidéo de Julien Schuler
Victor Vogt à son bureau devant les drapeaux.
Escapades
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Gundershoffen, avec son maire Victor Vogt

HOPLA DORF Des collines des Vosges du Nord à l’effervescence du Beach Soccer, Gundershoffen cultive plusieurs visages. Pour nous les faire découvrir, son maire, Victor Vogt, propose une visite où l’on croise des entreprises connues, des passionnés d’histoire et quelques bonnes tables. Une heure ? Il faudra peut-être prévoir un peu plus. Quand Victor Vogt présente sa commune, les mots se bousculent : dynamique, attractive, authentique. Au pied des Vosges du Nord, dans l’Alsace Verte, il défend un cadre de vie préservé, où traditions et modernité se côtoient. Première étape de sa visite idéale : les événements. Le Beach Soccer rassemble un peu moins de 10 000 festivaliers, selon le maire, tandis que la Fête des Lumières en accueille environ 5 000 à Noël. Deux ambiances, un même plaisir de se retrouver. Ici, le calendrier offre autant d’occasions de sortir que les sentiers de randonnée. Du sable dans les crampons Le football sur sable mérite qu’on s’y attarde. Une quarantaine d’équipes participent au tournoi, et certaines savent faire le spectacle au-delà du score. Victor Vogt cite les Dix, une équipe qui prépare chaque année des animations costumées autour d’un thème. De quoi donner une autre dimension au traditionnel. Côté traditions, le Messti garde sa place. Le maire évoque également les conscrits, longtemps présents dans la vie locale, dont le retour est à l’étude. L’idée n’est pas de figer les habitudes : elle est de continuer à les faire vivre et de transmettre le goût de la fête. Après l’animation, place au grand air. Les chemins invitent à découvrir Gundershoffen, Griesbach, Eberbach et les hameaux de Schirlenhof et d’Ingelshof. Victor Vogt nous emmènerait volontiers sur les collines, pour le panorama sur les Vosges du Nord. Puis direction la Fabrique à Bretzels, avant une halte au Cygne, à L’Arôme ou aux Jardins du Moulin. Entre randonnée et gourmandise, le programme trouve son équilibre. Un arrêt qui donne envie de prolonger l’escale. Des noms connus, une histoire moins connue Gundershoffen abrite aussi les sièges de Tryba et de Boehli. Des entreprises dont les noms dépassent largement les limites de la commune et qui participent à son identité de territoire où l’on travaille et entreprend. Autre découverte, plus inattendue : le lien avec le comte Zeppelin, futur constructeur des célèbres dirigeables. Le 25 juillet 1870, à Schirlenhof, sa patrouille affronte des soldats français venus de Niederbronn. Cet épisode sanglant figure parmi les premiers affrontements

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Diffuseur parfumé Scentsy dans une décoration de Noël.
Maison & Déco
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Et si le bonheur à la maison… avait un parfum ?

Les diffuseurs Scentsy Vous poussez la porte, posez vos clés et retrouvez cette petite odeur qui vous fait dire : « Qu’est-ce qu’on est bien à la maison ! » Une ambiance douce pour une soirée sous le plaid, une sensation de fraîcheur après le ménage, un parfum gourmand pour accompagner le café… Et si le plaisir de rentrer chez soi commençait aussi par là ? C’est le principe de Scentsy : faire du parfum une touche personnelle de son intérieur, au même titre qu’une jolie lumière ou qu’un coussin choisi avec soin. Mais comment ça marche ? Les réchauds électriques de la marque accueillent des cubes de cire parfumée dans une coupelle. Une ampoule fait doucement fondre la cire pour libérer son parfum, sans flamme. Certains modèles diffusent également une lumière d’ambiance : de quoi apporter une touche chaleureuse à un meuble ou à un coin de sa maison. La marque propose aussi des diffuseurs fonctionnant avec de l’eau et des huiles, avec des réglages de lumière et d’intensité du parfum. Deux façons différentes de créer une atmosphère selon ses envies. Car choisir un parfum d’intérieur, c’est aussi imaginer les moments qui vont avec. Des notes fraîches pour une maison accueillante, une senteur gourmande pour les après-midi d’hiver ou une fragrance délicate pour accompagner une soirée tranquille… À chacun ses préférences et ses petits rituels. Les parfums ne s’arrêtent pas aux diffuseurs Scentsy propose également toute une gamme de produits d’entretien pour la maison. De quoi prolonger le plaisir d’un intérieur qui sent bon jusque dans les petits gestes du ménage quotidien. Une touche de magie dans la déco Les amateurs de personnages cultes peuvent également trouver leur bonheur parmi les collections sous licence, notamment Disney. Réchauds, cires parfumées et peluches prennent alors les couleurs d’univers familiers. Stitch ou Winnie l’Ourson : selon les collections et les disponibilités, ces objets apportent une touche ludique à la décoration et réveillent quelques souvenirs d’enfance. Une idée de cadeau pour un proche, ou simplement l’envie de se faire plaisir. Après tout, on choisit les couleurs de son salon, la douceur de son canapé et la lumière de ses soirées. Pourquoi ne pas choisir aussi le parfum de ces petits moments chez soi ? Certaines senteurs ont le don de transformer une pièce en cocon. Instagram : scentsy_by_ticialey ticialey.scentsy.fr

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Deux comédiens sur la scène du théâtre Saint-Nicolas.
Arts & Culture
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Théâtre Saint-Nicolas de Haguenau

La nouvelle pièce féérique en décembre ! En décembre, la féérie parlera alsacien à Haguenau ! Le Théâtre alsacien Saint-Nicolas prépare « D’Scheen un s’Biest », une adaptation de La Belle et la Bête. Un conte célèbre pour une troupe qui, à l’approche de ses 118 ans, compte bien continuer à faire rêver son public et à transmettre sa langue. Près de 118 ans de théâtre, cela en fait, des textes appris, des costumes enfilés et des entrées en scène ! À Haguenau, Saint-Nicolas a traversé deux guerres mondiales et les transformations de l’Alsace sans perdre l’envie de jouer. Derrière cette longévité, la troupe cite le dévouement de ses animateurs, le talent de ses acteurs et la fidélité des spectateurs. Une histoire qui se poursuit grâce à ceux qui montent sur les planches, mais aussi à ceux qui reviennent s’asseoir dans la salle. Pour autant, pas question de vivre uniquement de souvenirs. Les membres se forment auprès de professionnels pour progresser dans l’expression, le jeu et les défis techniques. Leur ambition : proposer des pièces de qualité et donner au public de bonnes raisons de pousser la porte du théâtre. Cette fois, c’est donc La Belle et la Bête qui s’invite dans l’aventure. Pourquoi choisir ce conte si connu ? Pour la troupe, l’adapter dans sa langue permet de montrer que l’alsacien n’est « ni désuet ni démodé ». Il peut aussi porter des histoires qui font rêver, émouvoir et voyager. Le théâtre reste, à ses yeux, un moyen d’éduquer et de transmettre. Cette conviction tient dans une formule à laquelle Saint-Nicolas est particulièrement attaché : faire du « théâtre EN alsacien et non du théâtre alsacien ». La nuance dit beaucoup de sa démarche : mettre la langue au service de la création, du jeu et du spectacle. Et avant que le rideau se lève, il y a du travail ! Une grande partie se joue même avant les répétitions. Le réalisateur construit le fil rouge de la pièce avec les différents ateliers. Décors, costumes et effets spéciaux se préparent ensemble pour donner sa cohérence au spectacle. Sur scène comme en coulisses, chacun apporte sa part à cette aventure collective. La suite de l’histoire passe aussi par les jeunes. Pour leur donner envie de jouer, la troupe mise sur son attachement à l’Alsace, mais également sur la qualité de ses spectacles et ses moyens techniques. À Haguenau, l’institution ABCM

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Armand Muckensturm souriant avec un panier en osier.
Rencontres
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Armand Muckensturm

L’osier au bout des doigts À Seebach, il y a des passions qui poussent tranquillement, comme les pommiers au fond du jardin. Chez Armand Muckensturm, il y a les poules, les arbres fruitiers, tout ce qui se plante, se cultive et se regarde grandir… et puis il y a l’osier. Après 36 années passées chez Mercedes, Armand aurait pu choisir de ne plus trop occuper ses mains. C’était mal le connaître. Aujourd’hui, entre l’osier et le rotin, il fabrique patiemment des paniers, entièrement à la main. Mais inutile de chercher son stand sur un marché ou de lui demander sa grille de tarifs : Armand ne vend rien. Ses paniers sont destinés à sa famille, à ses amis, offerts au gré des occasions. Et c’est peut-être justement ce qui les rend encore plus précieux. Chaque panier demande du temps, de la patience et ce petit savoir-faire que l’on ne trouve pas dans une notice. « Tant qu’il fait ses paniers, il me laisse tranquille ! » La relève semble d’ailleurs déjà pointer le bout de son nez. Sa petite-fille s’intéresse elle aussi à la vannerie. Alors forcément, pour le papi, pouvoir lui transmettre ses gestes et ses astuces est une vraie fierté. Une passion qui se transmet de génération en génération, simplement, autour d’un morceau d’osier. Chez les Muckensturm, l’attachement aux traditions n’empêche surtout pas l’humour. Sa femme regarde cette passion d’un très bon œil : « Tant qu’il fait ses paniers, il me laisse tranquille ! », plaisante-t-elle. Et leur histoire à eux aussi mériterait presque son propre panier de souvenirs. Armand a rencontré sa future épouse lors d’un bal… enfin, plutôt lors d’un bal organisé l’après-midi. Sa technique de séduction ? Lui « voler une chaussure ! » Une méthode que l’on déconseillera peut-être aux célibataires d’aujourd’hui, mais qui, visiblement, a fait ses preuves. Armand est aussi profondément attaché à Seebach. À tel point qu’à l’entrée de sa cour, une haie taillée laisse apparaître fièrement le nom du village : « SEEBACH ». Difficile de faire déclaration d’amour plus locale. Lorsque nous l’avons rencontré chez lui, l’accueil était à son image : simple, généreux et chaleureux. La discussion s’est naturellement prolongée autour d’un apéritif, avec bière et bretzels sur la table. Chez Armand, pas besoin d’en faire des tonnes. Quelques brins d’osier, de bonnes histoires, un jardin bien vivant et le plaisir de recevoir. À l’ancienne, comme on

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Un homme dans une marmite au-dessus d’un feu, illustration humoristique.
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Il pensait prendre un bain chaud, ses amis avaient prévu le dîner !

LES FAITS DIVERS qui n’auraient jamais dû arriver — SOULTZ-SOUS-FORÊTS Une soirée entre amis a failli tourner au pot-au-feu lorsque Denis Beck a accepté de tester une marmite en fonte. « On m’avait parlé d’un jacuzzi traditionnel alsacien », raconte l’homme, encore parfumé au bois de hêtre. Ses premiers doutes seraient apparus quand un ami lui a demandé s’il préférait les carottes en rondelles ou en bâtonnets. Puis quelqu’un a lancé : « Il manque juste les patates ! » Il aurait quitté son bain en découvrant que ses amis avaient prévu une table pour six, mais seulement cinq chaises. L’un des convives assure pourtant qu’il n’y avait aucun danger : il surveillait la cuisson et venait à peine de baisser le feu.

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Une femme ouvre la fenêtre d’un poulailler équipé d’un volet solaire, devant deux poules.
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Grâce à CATHERINE CLAUSS les poules peuvent narguer les renards.

Un poulailler sécurisé pour dormir sur ses deux ailes Avec ses volets solaires et ses fenêtres à quadruple vitrage, la gérante de Clauss Fermeture s’attaque à un marché trop longtemps négligé : les poules qui ont quelque chose à protéger. Tout serait parti d’un constat simple : on équipe sa maison comme un coffre-fort, puis on laisse dormir ses poules derrière trois planches et un crochet tordu. Pour Catherine Clauss, cette différence de traitement ne pouvait plus durer. La voilà donc lancée dans le poulailler haute sécurité. Une révolution pour les pondeuses. Un coup dur pour les renards. « Les poules sont sous protection, les renards au régime. » Première innovation : le volet solaire connecté, pilotable depuis le canapé. Plus besoin d’enfiler ses bottes à la nuit tombée entre le fromage et le dessert. Un clic sur le téléphone, et ces dames sont couchées. Une notification confirme : « Toutes les poulettes sont au lit. Ginette réclame encore un verre d’eau. » Côté fenêtres, Catherine n’a pas lésiné : quadruple vitrage contre le vol d’œufs. De quoi décourager les cambrioleurs et empêcher le coq de réveiller tout le quartier à cinq heures. À l’intérieur, il peut hurler autant qu’il veut. Dehors, on croit qu’il mime. La pièce maîtresse reste la double porte ultra sécurisée. Devant pareil équipement, le renard peut toujours venir avec son beau pelage et ses mauvaises intentions : il repartira sans dîner. Certains auraient même demandé un devis pour sécuriser leur propre terrier, histoire de sauver la face. Chaque poule dispose même d’un coffre personnel pour ses œufs, avec un code à six chiffres. Une sécurité redoutable : depuis que Josette a oublié le sien, ses propriétaires mangent des tartines. Le renard peut toujours frapper Pour Catherine, un bon poulailler doit surtout simplifier la vie de ses propriétaires. Fermeture automatique à la tombée de la nuit, isolation soignée, matériaux résistants : les poules seraient désormais mieux logées que certains étudiants. Lors des premiers essais, un renard aurait longuement inspecté la porte, fait le tour du bâtiment, puis tenté sa chance côté fenêtre. Bilan : aucune intrusion, mais de belles traces de pattes sur le vitrage. Catherine y verrait surtout la preuve que le produit intéresse. Seul effet secondaire : les propriétaires passent maintenant plus de temps à montrer leur poulailler aux invités qu’à leur faire visiter la maison. Et quand on leur demande combien tout cela

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Famille réunie autour d’une télévision et d’une console ancienne.
Rétro
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L’ODYSSEY, LA PREMIÈRE CONSOLE DE JEUX VIDÉO !

Avant les mondes ouverts et les manettes sans fil, il y avait quelques points blancs, des molettes et des feuilles de plastique à poser sur l’écran. Avec l’Odyssey, le jeu vidéo entrait dans le salon, bien avant Nintendo ! Au début des années 1970, l’idée de déplacer soi-même quelque chose sur sa TV a de quoi intriguer. Commercialisée par Magnavox en septembre 1972 aux États-Unis, puis en 1973 au Royaume-Uni, l’Odyssey est la première console de jeux vidéo de salon commercialisée. Derrière cette drôle de boîte se trouve Ralph Baer, un ingénieur qui travaille sur le jeu télévisuel dès 1966, avec ses collègues Bill Harrison et Bill Rusch. Des décors à coller sur la télé Oubliez les paysages détaillés : la machine affiche des formes blanches très simples sur fond noir. Pour transformer ces quelques éléments en terrain de jeu, Magnavox fournit des films de plastique transparents et colorés. Ils tiennent sur la vitre du téléviseur grâce à l’électricité statique. Le décor est donc littéralement posé devant l’image ! Un terrain, une maison hantée ou une roulette prennent ainsi place sur le poste familial. Pour changer d’ambiance, on change de feuille. Une mise à jour graphique qui se fait avec les mains. Chaque joueur utilise un boîtier à molettes pour déplacer son carré et, selon le jeu, modifier la trajectoire de la balle. Ici, maîtriser les commandes fait déjà partie de l’aventure. Un jeu vidéo avec des dés Le plus surprenant se cache dans la boîte : aux côtés de la console et de ses deux commandes, on trouve des cartes, des jetons, des dés et même des billets factices ! L’Odyssey emprunte autant au jeu de société qu’au divertissement électronique. La partie se joue à l’écran, mais aussi avec les accessoires disposés autour. Les cartes à insérer dans la machine ne contiennent pas des jeux complets comme les futures cartouches. Elles configurent des comportements électroniques utilisés dans plusieurs activités. Le manuel devient donc indispensable : quelques points lumineux ne suffisent pas à expliquer les règles ! Côté technique, aucun microprocesseur ni logiciel : les circuits électroniques produisent directement le jeu. Et pour varier les plaisirs, un fusil optique, vendu séparément, permet de viser des cibles à l’écran. Dès ses débuts, la console proposait déjà autre chose que des molettes à tourner. Avant Pong, déjà du tennis On associe souvent les débuts du jeu vidéo à Pong, qui garde ses

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Des poules traversent une rue alsacienne sur un passage piéton, illustration humoristique.
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Un Alsacien réclame un passage piéton pour ses poules !

LES FAITS DIVERS qui n’auraient jamais dû arriver — HINNERDORF Étienne Meyer a fait une demande plutôt insolite à sa mairie : installer un passage piéton spécialement pour ses huit poules ! Depuis plusieurs mois, ses gallinacés traversent quotidiennement la rue pour aller picorer dans le jardin du voisin. « Elles passent toujours au même endroit ! Le problème, c’est que les voitures ne ralentissent pas. Un jour, ça va mal finir ! », explique leur propriétaire. L’homme propose même un panneau « Attention, traversée de poules » et une limitation de vitesse à 10 km/h. Mais son voisin ne voit pas les choses du même œil : « Moi, je veux surtout qu’elles arrêtent de venir déterrer mes salades ! » À la mairie, la demande aurait provoqué quelques sourires. Le maire aurait promis d’étudier la question, à condition que les poules apprennent à respecter le Code de la route. En attendant, leur propriétaire a installé un panneau devant chez lui : « Priorité aux poules ! »

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Deux personnes dans les cultures de la ferme du Windstein.
Gastronomie
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À Windstein, un petit potager devenu une ferme maraîchère bio

Au fond d’une vallée de l’Alsace du Nord, Candy et Romuald Pfeiffer cultivent des légumes bio, des variétés anciennes et surtout une certaine idée du maraîchage : du goût, des saisons et un lien direct avec ceux qui viennent remplir leur panier. Pourtant, au départ, il n’était question que d’un petit potager derrière la maison. Il y a des projets qui naissent autour d’une table, avec un business plan soigneusement préparé. Et puis il y a ceux qui poussent presque tout seuls. Comme une graine que l’on plante sans vraiment savoir jusqu’où elle ira. À Windstein, l’histoire de la Ferme Maraîchère du Windstein commence ainsi. En 2010, après l’achat de leur maison, Candy Pfeiffer se lance dans un petit potager. Quelques légumes, les mains dans la terre… et rapidement l’envie d’aller plus loin. D’année en année, le jardinage prend davantage de place. Jusqu’à devenir une véritable passion. Le couple possède alors environ un hectare de terrain. Une idée commence à germer : et si ce qui n’était qu’un loisir devenait un métier ? « On plante trois tomates… et quelques années plus tard, on se retrouve maraîcher bio au fond d’une vallée alsacienne » Du potager au projet de vie Candy reprend ses études et se lance dans un bac professionnel en productions horticoles, décroché en 2017. L’année suivante, l’aventure professionnelle commence réellement : un tunnel de 333 m², 1 500 m² de champ et une activité entièrement tournée vers le maraîchage biologique. En décembre 2019, une nouvelle étape est franchie avec l’achat d’un champ de deux hectares voisin de l’exploitation. Et, au fil du développement de la ferme, Romuald rejoint lui aussi l’aventure. Aujourd’hui, la Ferme Maraîchère du Windstein dispose de 1 500 m² de cultures sous abri et 7 500 m² de plein champ. Une cinquantaine de variétés de légumes y sont cultivées, avec des récoltes qui permettent d’alimenter les paniers de la fin du mois de mai jusqu’au début du mois de mars. Mais ici, pas question de faire pousser des tomates en plein hiver simplement parce que le consommateur en aurait envie. Le calendrier, c’est encore la nature qui le décide. Ici le goût passe avant tout ! Retrouver le goût du potager La ferme a fait le choix d’une production en agrobiologie, certifiée bio, avec une attention portée à la santé, à l’environnement et à la biodiversité. Avec une particularité qui résume assez bien la

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