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Gundershoffen, avec son maire Victor Vogt

Victor Vogt à son bureau devant les drapeaux.

HOPLA DORF

Des collines des Vosges du Nord à l’effervescence du Beach Soccer, Gundershoffen cultive plusieurs visages. Pour nous les faire découvrir, son maire, Victor Vogt, propose une visite où l’on croise des entreprises connues, des passionnés d’histoire et quelques bonnes tables. Une heure ? Il faudra peut-être prévoir un peu plus.

Quand Victor Vogt présente sa commune, les mots se bousculent : dynamique, attractive, authentique. Au pied des Vosges du Nord, dans l’Alsace Verte, il défend un cadre de vie préservé, où traditions et modernité se côtoient.

Première étape de sa visite idéale : les événements. Le Beach Soccer rassemble un peu moins de 10 000 festivaliers, selon le maire, tandis que la Fête des Lumières en accueille environ 5 000 à Noël. Deux ambiances, un même plaisir de se retrouver. Ici, le calendrier offre autant d’occasions de sortir que les sentiers de randonnée.

Du sable dans les crampons

Le football sur sable mérite qu’on s’y attarde. Une quarantaine d’équipes participent au tournoi, et certaines savent faire le spectacle au-delà du score. Victor Vogt cite les Dix, une équipe qui prépare chaque année des animations costumées autour d’un thème. De quoi donner une autre dimension au traditionnel.

Côté traditions, le Messti garde sa place. Le maire évoque également les conscrits, longtemps présents dans la vie locale, dont le retour est à l’étude. L’idée n’est pas de figer les habitudes : elle est de continuer à les faire vivre et de transmettre le goût de la fête.

Après l’animation, place au grand air. Les chemins invitent à découvrir Gundershoffen, Griesbach, Eberbach et les hameaux de Schirlenhof et d’Ingelshof. Victor Vogt nous emmènerait volontiers sur les collines, pour le panorama sur les Vosges du Nord. Puis direction la Fabrique à Bretzels, avant une halte au Cygne, à L’Arôme ou aux Jardins du Moulin. Entre randonnée et gourmandise, le programme trouve son équilibre. Un arrêt qui donne envie de prolonger l’escale.

Des noms connus, une histoire moins connue

Gundershoffen abrite aussi les sièges de Tryba et de Boehli. Des entreprises dont les noms dépassent largement les limites de la commune et qui participent à son identité de territoire où l’on travaille et entreprend.

Bâtiment de la mairie de Gundershoffen.

Autre découverte, plus inattendue : le lien avec le comte Zeppelin, futur constructeur des célèbres dirigeables. Le 25 juillet 1870, à Schirlenhof, sa patrouille affronte des soldats français venus de Niederbronn. Cet épisode sanglant figure parmi les premiers affrontements de la guerre franco-allemande. Les tombes et les lieux de mémoire évoqués par le maire donnent une tout autre profondeur à la promenade.

Mais l’histoire se raconte aussi à voix haute. Pour l’entendre, Victor Vogt conseille de rencontrer monsieur Noé, engagé auprès de la paroisse protestante, et Daniel Muckensturm, ancien maire de Griesbach. Deux connaisseurs du passé local. Pour les autres passionnés, il faudrait pousser les portes des associations et des entreprises : « La liste est plus longue que mon bras. »

Rendez-vous dans dix ans

Et demain ? Le maire souhaite une commune toujours attractive, modernisée, attachée à ses valeurs alsaciennes et capable de réussir ses transitions énergétiques et environnementales. Il aimerait surtout que les habitants soient fiers du chemin parcouru, de leur travail et de leur cadre de vie. Au prochain Stammtisch, dans dix ans, le sujet serait donc tout trouvé : ce qui a changé, ce qu’on a préservé… et tout ce qui donne encore envie de rester.

www.gundershoffen.fr

À voir aussi

Voir la vidéo de Julien Schuler
Julien Schuler échange dans un salon.
Rencontres
admin

Julien Schuler

Un canapé blanc et l’aventure commence ! Un canapé blanc à la maison, voilà qui peut donner quelques sueurs froides. Chez Julien Schuler, il a surtout donné un coup de pouce à une idée : créer MMAS CLEAN, son entreprise de nettoyage de mobilier textile à domicile, en Alsace du Nord. Julien aura 30 ans en décembre. Monteur en Allemagne, il développe son activité depuis mars 2024. Ce jeune papa aime le football, la musculation, la musique et les moments avec ses proches. L’idée a germé lorsqu’il était commercial chez Kiloutou. Les locations régulières de shampouineuses lui mettent la puce à l’oreille : la demande existe. Et si certains préféraient confier le nettoyage à quelqu’un ? L’achat d’un canapé blanc par sa femme lui offre un terrain d’entraînement tout trouvé. Il s’exerce à la maison, sur le canapé et les sièges de sa voiture, puis propose ses services à son entourage. Le bouche-à-oreille prend le relais. Pour le nom, Julien fait équipe avec son meilleur ami. Ils partent de « Mir màcha alles süüfer », soit « nous rendons tout propre ». Les initiales donnent MMAS, complétées par CLEAN. Un nom et un slogan qui gardent bien l’accent du coin ! Canapés, fauteuils, matelas, tapis, moquettes et sièges automobiles : Julien intervient chez les particuliers comme chez les professionnels. Une tache, les traces des enfants ou des animaux, un entretien régulier : les besoins sont variés. Sa technique principale, l’injection-extraction, permet de nettoyer les fibres puis d’aspirer l’eau chargée de salissures. Et ce fameux bac d’eau sale réserve parfois un petit spectacle ! En découvrant ce qui a été extrait, certains clients affichent des expressions qui font sourire Julien. « Je dois reconnaître que voir l’eau sale extraite à la fin d’un nettoyage, c’est toujours aussi satisfaisant ! » Mais la machine ne fait pas tout. Observer le tissu, adapter les produits, doser l’eau : chaque intervention demande du soin. Julien tient aussi à être transparent : « On ne peut pas toujours tout faire disparaître, mais on peut être transparent et prendre le temps de faire le travail correctement. » La suite ? Montrer davantage ses interventions sur les réseaux sociaux, développer sa clientèle et, peut-être, en faire son métier principal. En attendant, avant de condamner votre canapé taché, accordez-lui peut-être une seconde chance !

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Deux personnes dans les cultures de la ferme du Windstein.
Gastronomie
admin

À Windstein, un petit potager devenu une ferme maraîchère bio

Au fond d’une vallée de l’Alsace du Nord, Candy et Romuald Pfeiffer cultivent des légumes bio, des variétés anciennes et surtout une certaine idée du maraîchage : du goût, des saisons et un lien direct avec ceux qui viennent remplir leur panier. Pourtant, au départ, il n’était question que d’un petit potager derrière la maison. Il y a des projets qui naissent autour d’une table, avec un business plan soigneusement préparé. Et puis il y a ceux qui poussent presque tout seuls. Comme une graine que l’on plante sans vraiment savoir jusqu’où elle ira. À Windstein, l’histoire de la Ferme Maraîchère du Windstein commence ainsi. En 2010, après l’achat de leur maison, Candy Pfeiffer se lance dans un petit potager. Quelques légumes, les mains dans la terre… et rapidement l’envie d’aller plus loin. D’année en année, le jardinage prend davantage de place. Jusqu’à devenir une véritable passion. Le couple possède alors environ un hectare de terrain. Une idée commence à germer : et si ce qui n’était qu’un loisir devenait un métier ? « On plante trois tomates… et quelques années plus tard, on se retrouve maraîcher bio au fond d’une vallée alsacienne » Du potager au projet de vie Candy reprend ses études et se lance dans un bac professionnel en productions horticoles, décroché en 2017. L’année suivante, l’aventure professionnelle commence réellement : un tunnel de 333 m², 1 500 m² de champ et une activité entièrement tournée vers le maraîchage biologique. En décembre 2019, une nouvelle étape est franchie avec l’achat d’un champ de deux hectares voisin de l’exploitation. Et, au fil du développement de la ferme, Romuald rejoint lui aussi l’aventure. Aujourd’hui, la Ferme Maraîchère du Windstein dispose de 1 500 m² de cultures sous abri et 7 500 m² de plein champ. Une cinquantaine de variétés de légumes y sont cultivées, avec des récoltes qui permettent d’alimenter les paniers de la fin du mois de mai jusqu’au début du mois de mars. Mais ici, pas question de faire pousser des tomates en plein hiver simplement parce que le consommateur en aurait envie. Le calendrier, c’est encore la nature qui le décide. Ici le goût passe avant tout ! Retrouver le goût du potager La ferme a fait le choix d’une production en agrobiologie, certifiée bio, avec une attention portée à la santé, à l’environnement et à la biodiversité. Avec une particularité qui résume assez bien la

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Armand Muckensturm souriant avec un panier en osier.
Rencontres
admin

Armand Muckensturm

L’osier au bout des doigts À Seebach, il y a des passions qui poussent tranquillement, comme les pommiers au fond du jardin. Chez Armand Muckensturm, il y a les poules, les arbres fruitiers, tout ce qui se plante, se cultive et se regarde grandir… et puis il y a l’osier. Après 36 années passées chez Mercedes, Armand aurait pu choisir de ne plus trop occuper ses mains. C’était mal le connaître. Aujourd’hui, entre l’osier et le rotin, il fabrique patiemment des paniers, entièrement à la main. Mais inutile de chercher son stand sur un marché ou de lui demander sa grille de tarifs : Armand ne vend rien. Ses paniers sont destinés à sa famille, à ses amis, offerts au gré des occasions. Et c’est peut-être justement ce qui les rend encore plus précieux. Chaque panier demande du temps, de la patience et ce petit savoir-faire que l’on ne trouve pas dans une notice. « Tant qu’il fait ses paniers, il me laisse tranquille ! » La relève semble d’ailleurs déjà pointer le bout de son nez. Sa petite-fille s’intéresse elle aussi à la vannerie. Alors forcément, pour le papi, pouvoir lui transmettre ses gestes et ses astuces est une vraie fierté. Une passion qui se transmet de génération en génération, simplement, autour d’un morceau d’osier. Chez les Muckensturm, l’attachement aux traditions n’empêche surtout pas l’humour. Sa femme regarde cette passion d’un très bon œil : « Tant qu’il fait ses paniers, il me laisse tranquille ! », plaisante-t-elle. Et leur histoire à eux aussi mériterait presque son propre panier de souvenirs. Armand a rencontré sa future épouse lors d’un bal… enfin, plutôt lors d’un bal organisé l’après-midi. Sa technique de séduction ? Lui « voler une chaussure ! » Une méthode que l’on déconseillera peut-être aux célibataires d’aujourd’hui, mais qui, visiblement, a fait ses preuves. Armand est aussi profondément attaché à Seebach. À tel point qu’à l’entrée de sa cour, une haie taillée laisse apparaître fièrement le nom du village : « SEEBACH ». Difficile de faire déclaration d’amour plus locale. Lorsque nous l’avons rencontré chez lui, l’accueil était à son image : simple, généreux et chaleureux. La discussion s’est naturellement prolongée autour d’un apéritif, avec bière et bretzels sur la table. Chez Armand, pas besoin d’en faire des tonnes. Quelques brins d’osier, de bonnes histoires, un jardin bien vivant et le plaisir de recevoir. À l’ancienne, comme on

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Diffuseur parfumé Scentsy dans une décoration de Noël.
Maison & Déco
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Et si le bonheur à la maison… avait un parfum ?

Les diffuseurs Scentsy Vous poussez la porte, posez vos clés et retrouvez cette petite odeur qui vous fait dire : « Qu’est-ce qu’on est bien à la maison ! » Une ambiance douce pour une soirée sous le plaid, une sensation de fraîcheur après le ménage, un parfum gourmand pour accompagner le café… Et si le plaisir de rentrer chez soi commençait aussi par là ? C’est le principe de Scentsy : faire du parfum une touche personnelle de son intérieur, au même titre qu’une jolie lumière ou qu’un coussin choisi avec soin. Mais comment ça marche ? Les réchauds électriques de la marque accueillent des cubes de cire parfumée dans une coupelle. Une ampoule fait doucement fondre la cire pour libérer son parfum, sans flamme. Certains modèles diffusent également une lumière d’ambiance : de quoi apporter une touche chaleureuse à un meuble ou à un coin de sa maison. La marque propose aussi des diffuseurs fonctionnant avec de l’eau et des huiles, avec des réglages de lumière et d’intensité du parfum. Deux façons différentes de créer une atmosphère selon ses envies. Car choisir un parfum d’intérieur, c’est aussi imaginer les moments qui vont avec. Des notes fraîches pour une maison accueillante, une senteur gourmande pour les après-midi d’hiver ou une fragrance délicate pour accompagner une soirée tranquille… À chacun ses préférences et ses petits rituels. Les parfums ne s’arrêtent pas aux diffuseurs Scentsy propose également toute une gamme de produits d’entretien pour la maison. De quoi prolonger le plaisir d’un intérieur qui sent bon jusque dans les petits gestes du ménage quotidien. Une touche de magie dans la déco Les amateurs de personnages cultes peuvent également trouver leur bonheur parmi les collections sous licence, notamment Disney. Réchauds, cires parfumées et peluches prennent alors les couleurs d’univers familiers. Stitch ou Winnie l’Ourson : selon les collections et les disponibilités, ces objets apportent une touche ludique à la décoration et réveillent quelques souvenirs d’enfance. Une idée de cadeau pour un proche, ou simplement l’envie de se faire plaisir. Après tout, on choisit les couleurs de son salon, la douceur de son canapé et la lumière de ses soirées. Pourquoi ne pas choisir aussi le parfum de ces petits moments chez soi ? Certaines senteurs ont le don de transformer une pièce en cocon. Instagram : scentsy_by_ticialey ticialey.scentsy.fr

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Un homme dans une marmite au-dessus d’un feu, illustration humoristique.
Info ou intox
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Il pensait prendre un bain chaud, ses amis avaient prévu le dîner !

LES FAITS DIVERS qui n’auraient jamais dû arriver — SOULTZ-SOUS-FORÊTS Une soirée entre amis a failli tourner au pot-au-feu lorsque Denis Beck a accepté de tester une marmite en fonte. « On m’avait parlé d’un jacuzzi traditionnel alsacien », raconte l’homme, encore parfumé au bois de hêtre. Ses premiers doutes seraient apparus quand un ami lui a demandé s’il préférait les carottes en rondelles ou en bâtonnets. Puis quelqu’un a lancé : « Il manque juste les patates ! » Il aurait quitté son bain en découvrant que ses amis avaient prévu une table pour six, mais seulement cinq chaises. L’un des convives assure pourtant qu’il n’y avait aucun danger : il surveillait la cuisson et venait à peine de baisser le feu.

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Deux comédiens sur la scène du théâtre Saint-Nicolas.
Arts & Culture
admin

Théâtre Saint-Nicolas de Haguenau

La nouvelle pièce féérique en décembre ! En décembre, la féérie parlera alsacien à Haguenau ! Le Théâtre alsacien Saint-Nicolas prépare « D’Scheen un s’Biest », une adaptation de La Belle et la Bête. Un conte célèbre pour une troupe qui, à l’approche de ses 118 ans, compte bien continuer à faire rêver son public et à transmettre sa langue. Près de 118 ans de théâtre, cela en fait, des textes appris, des costumes enfilés et des entrées en scène ! À Haguenau, Saint-Nicolas a traversé deux guerres mondiales et les transformations de l’Alsace sans perdre l’envie de jouer. Derrière cette longévité, la troupe cite le dévouement de ses animateurs, le talent de ses acteurs et la fidélité des spectateurs. Une histoire qui se poursuit grâce à ceux qui montent sur les planches, mais aussi à ceux qui reviennent s’asseoir dans la salle. Pour autant, pas question de vivre uniquement de souvenirs. Les membres se forment auprès de professionnels pour progresser dans l’expression, le jeu et les défis techniques. Leur ambition : proposer des pièces de qualité et donner au public de bonnes raisons de pousser la porte du théâtre. Cette fois, c’est donc La Belle et la Bête qui s’invite dans l’aventure. Pourquoi choisir ce conte si connu ? Pour la troupe, l’adapter dans sa langue permet de montrer que l’alsacien n’est « ni désuet ni démodé ». Il peut aussi porter des histoires qui font rêver, émouvoir et voyager. Le théâtre reste, à ses yeux, un moyen d’éduquer et de transmettre. Cette conviction tient dans une formule à laquelle Saint-Nicolas est particulièrement attaché : faire du « théâtre EN alsacien et non du théâtre alsacien ». La nuance dit beaucoup de sa démarche : mettre la langue au service de la création, du jeu et du spectacle. Et avant que le rideau se lève, il y a du travail ! Une grande partie se joue même avant les répétitions. Le réalisateur construit le fil rouge de la pièce avec les différents ateliers. Décors, costumes et effets spéciaux se préparent ensemble pour donner sa cohérence au spectacle. Sur scène comme en coulisses, chacun apporte sa part à cette aventure collective. La suite de l’histoire passe aussi par les jeunes. Pour leur donner envie de jouer, la troupe mise sur son attachement à l’Alsace, mais également sur la qualité de ses spectacles et ses moyens techniques. À Haguenau, l’institution ABCM

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Giles von Unteremwald devant son tracteur.
Rencontres
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Giles von Unteremwald

L’Alsacien qui a plus d’un tour dans sa roulotte ! Il a été matelot, serrurier, militaire, conducteur d’engins et même restaurateur. Mais aujourd’hui, c’est au volant de son tracteur et avec son amour de l’Alsace que Gilbert Maréchal, alias Gilles von Unteremwald, fait parler de lui. Rencontre avec un sacré personnage de l’Outre-Forêt ! Un parcours hors du commun Matelot sur le Rhin, serrurier, 17 ans dans l’armée, conducteur d’engins, puis restaurateur à Landau… Gilbert a eu plusieurs vies. Et il le dit lui-même avec humour : « Moi, faut plutôt me demander ce que j’ai pas fait ! » Un parcours atypique qui colle bien à son caractère : curieux, débrouillard et toujours prêt pour une nouvelle aventure. Une idée qui fait des kilomètres Tout commence en 2017, avec la fabrication d’un char de carnaval. Gilbert se dit alors : pourquoi ne pas construire une roulotte pour parcourir l’Alsace ? L’idée fait son chemin et, encouragé notamment par Andrée Munchenbach, il voit finalement beaucoup plus grand : ce sera un Tour de France pour défendre les langues régionales ! En 2019, il se lance dans un Tour de France… à tracteur ! L’alsacien, une passion Pour Gilbert, l’alsacien, c’est bien plus qu’une langue : c’est une partie de notre identité. « Sans l’Alsace, il n’existe pas d’alsacien. » Avec sa roulotte, il parcourt les routes pour faire connaître notre région, ses traditions et sa langue, bien au-delà de nos frontières. Des rencontres inoubliables Sur la route, Gilbert a aussi collectionné les anecdotes. Comme cette automobiliste qui l’a suivi pendant cinq kilomètres sans jamais le dépasser. Intrigué, il se range… Mais rien à faire ! Elle finit par le doubler, puis l’arrête un peu plus loin. Sa raison ? L’inviter à passer la soirée à la ferme avec son mari ! « J’ai dit non, je peux pas, fallait que je continue ! », raconte-t-il, le sourire aux lèvres. Les réseaux sociaux, une belle surprise Mais Gilbert ne se contente pas de voyager. Il partage aussi ses aventures en vidéo. Et c’est son petit-fils Matthias qui lui a soufflé qu’il pouvait même gagner un peu d’argent avec ses publications. Une autre façon de faire découvrir l’Alsace, ses traditions et sa langue. Avec lui, le voyage se poursuit aussi sur les écrans, et sa roulotte devient une petite ambassadrice de la région ! Et maintenant ? Rester tranquillement à la maison

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Jordan Kraemer lors de la Bike Week en Floride.
Escapades
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Hopla, direction Daytona !

Jordan Kraemer vous raconte ! Après plusieurs semaines de météo catastrophique en Alsace, partir en Floride fin février tombe plutôt bien. Miami nous accueille avec sa chaleur, ses palmiers, ses façades Art déco et ses grosses cylindrées. Un peu plus loin, les Everglades et Okeechobee nous montrent une autre facette de la Floride, plus sauvage, plus rurale. Mais dans nos têtes, une seule destination compte vraiment : Daytona. LA BIKE WEEK, UN IMMENSE TERRAIN DE JEU Du 27 février au 8 mars 2026, la Bike Week transforme toute la région en immense terrain de jeu pour les passionnés de moto. Nous y voilà. MAIN STREET, PREMIÈRES SENSATIONS Pendant la Bike Week, ce n’est pas seulement Daytona Beach qui vit au rythme des motos. Les rassemblements, concerts, swap meets, bars et préparateurs sont partout. Impossible de tout faire, alors il faut choisir. Notre premier passage par Main Street donne déjà le ton. Des motos, des chromes, des préparations incroyables et une ambiance qui mélange rock’n’roll, mécanique et culture biker. Certaines machines sont magnifiques. D’autres sont franchement improbables. Il y en a même quelques-unes devant lesquelles on se demande : « Mais pourquoi ?! » « Parce que j’avais envie de le faire et fuck off pour celles et ceux qui n’aiment pas. » C’est ça qui me plaît à Daytona. La moto y est une forme d’expression. On construit, on transforme et on peint. On ne cherche pas forcément à faire comme les autres. On fait surtout comme on en a envie. BROKEN SPOKE SALOON, L’ESPRIT BIKER Au Broken Spoke Saloon, à Ormond Beach, cette philosophie prend une autre dimension. Les immenses chênes forment une sorte de cathédrale naturelle qui protège du soleil de Floride. La lumière traverse les branches, le rock’n’roll résonne au loin et les motos sont garées un peu partout sous les arbres. Autour de nous, les gars discutent mécanique, racontent leurs routes, leurs machines, leurs histoires. L’anglais et les accents américains font complètement partie du décor. J’ai pensé à Zion, cette terre promise où l’on se sent libre et à sa place. Au Broken Spoke, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir trouvé notre Zion biker : des motos, du rock’n’roll, des cigares et des passionnés. Entre deux immenses chênes, les organisateurs ont même suspendu deux choppers dans les arbres. Une façon de garer sa bécane plutôt… CHOPPER TIME La suite nous emmène au Tropical Tattoo pour Chopper Time.

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Des poules traversent une rue alsacienne sur un passage piéton, illustration humoristique.
Info ou intox
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Un Alsacien réclame un passage piéton pour ses poules !

LES FAITS DIVERS qui n’auraient jamais dû arriver — HINNERDORF Étienne Meyer a fait une demande plutôt insolite à sa mairie : installer un passage piéton spécialement pour ses huit poules ! Depuis plusieurs mois, ses gallinacés traversent quotidiennement la rue pour aller picorer dans le jardin du voisin. « Elles passent toujours au même endroit ! Le problème, c’est que les voitures ne ralentissent pas. Un jour, ça va mal finir ! », explique leur propriétaire. L’homme propose même un panneau « Attention, traversée de poules » et une limitation de vitesse à 10 km/h. Mais son voisin ne voit pas les choses du même œil : « Moi, je veux surtout qu’elles arrêtent de venir déterrer mes salades ! » À la mairie, la demande aurait provoqué quelques sourires. Le maire aurait promis d’étudier la question, à condition que les poules apprennent à respecter le Code de la route. En attendant, leur propriétaire a installé un panneau devant chez lui : « Priorité aux poules ! »

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