contact@hopla-magazine.com

Hopla Magazine – le magazine du Stammtisch.
Où me trouver ?

Giles von Unteremwald

Giles von Unteremwald devant son tracteur.

L’Alsacien qui a plus d’un tour dans sa roulotte !

Il a été matelot, serrurier, militaire, conducteur d’engins et même restaurateur. Mais aujourd’hui, c’est au volant de son tracteur et avec son amour de l’Alsace que Gilbert Maréchal, alias Gilles von Unteremwald, fait parler de lui. Rencontre avec un sacré personnage de l’Outre-Forêt !

Un parcours hors du commun

Matelot sur le Rhin, serrurier, 17 ans dans l’armée, conducteur d’engins, puis restaurateur à Landau… Gilbert a eu plusieurs vies. Et il le dit lui-même avec humour : « Moi, faut plutôt me demander ce que j’ai pas fait ! » Un parcours atypique qui colle bien à son caractère : curieux, débrouillard et toujours prêt pour une nouvelle aventure.

Une idée qui fait des kilomètres

Tout commence en 2017, avec la fabrication d’un char de carnaval. Gilbert se dit alors : pourquoi ne pas construire une roulotte pour parcourir l’Alsace ? L’idée fait son chemin et, encouragé notamment par Andrée Munchenbach, il voit finalement beaucoup plus grand : ce sera un Tour de France pour défendre les langues régionales !

En 2019, il se lance dans un Tour de France… à tracteur !

L’alsacien, une passion

Pour Gilbert, l’alsacien, c’est bien plus qu’une langue : c’est une partie de notre identité. « Sans l’Alsace, il n’existe pas d’alsacien. » Avec sa roulotte, il parcourt les routes pour faire connaître notre région, ses traditions et sa langue, bien au-delà de nos frontières.

Des rencontres inoubliables

Sur la route, Gilbert a aussi collectionné les anecdotes. Comme cette automobiliste qui l’a suivi pendant cinq kilomètres sans jamais le dépasser. Intrigué, il se range… Mais rien à faire ! Elle finit par le doubler, puis l’arrête un peu plus loin. Sa raison ? L’inviter à passer la soirée à la ferme avec son mari !

Deux personnages alsaciens peints sur une porte.Giles von Unteremwald avec son tracteur et sa roulotte.

« J’ai dit non, je peux pas, fallait que je continue ! », raconte-t-il, le sourire aux lèvres.

Les réseaux sociaux, une belle surprise

Mais Gilbert ne se contente pas de voyager. Il partage aussi ses aventures en vidéo. Et c’est son petit-fils Matthias qui lui a soufflé qu’il pouvait même gagner un peu d’argent avec ses publications. Une autre façon de faire découvrir l’Alsace, ses traditions et sa langue. Avec lui, le voyage se poursuit aussi sur les écrans, et sa roulotte devient une petite ambassadrice de la région !

Et maintenant ?

Rester tranquillement à la maison ? Très peu pour lui ! Gilbert envisage déjà une nouvelle aventure vers le Limousin, avec un détour par Bordeaux pour rendre visite à sa sœur. Un périple de quatre à six mois, si sa santé le lui permet. Car derrière son chapeau noir, ses lunettes et son caractère bien trempé, se cache un homme passionné, curieux et profondément attaché à ses racines.

Alors, si vous croisez un jour une roulotte alsacienne tirée par un tracteur, ouvrez l’œil : c’est peut-être Gilbert ! Et surtout, prenez le temps de discuter avec lui… Des anecdotes, il en a à revendre, et il aura forcément une belle histoire à vous raconter !

À voir aussi

Voir la vidéo de Julien Schuler
Deux comédiens sur la scène du théâtre Saint-Nicolas.
Arts & Culture
admin

Théâtre Saint-Nicolas de Haguenau

La nouvelle pièce féérique en décembre ! En décembre, la féérie parlera alsacien à Haguenau ! Le Théâtre alsacien Saint-Nicolas prépare « D’Scheen un s’Biest », une adaptation de La Belle et la Bête. Un conte célèbre pour une troupe qui, à l’approche de ses 118 ans, compte bien continuer à faire rêver son public et à transmettre sa langue. Près de 118 ans de théâtre, cela en fait, des textes appris, des costumes enfilés et des entrées en scène ! À Haguenau, Saint-Nicolas a traversé deux guerres mondiales et les transformations de l’Alsace sans perdre l’envie de jouer. Derrière cette longévité, la troupe cite le dévouement de ses animateurs, le talent de ses acteurs et la fidélité des spectateurs. Une histoire qui se poursuit grâce à ceux qui montent sur les planches, mais aussi à ceux qui reviennent s’asseoir dans la salle. Pour autant, pas question de vivre uniquement de souvenirs. Les membres se forment auprès de professionnels pour progresser dans l’expression, le jeu et les défis techniques. Leur ambition : proposer des pièces de qualité et donner au public de bonnes raisons de pousser la porte du théâtre. Cette fois, c’est donc La Belle et la Bête qui s’invite dans l’aventure. Pourquoi choisir ce conte si connu ? Pour la troupe, l’adapter dans sa langue permet de montrer que l’alsacien n’est « ni désuet ni démodé ». Il peut aussi porter des histoires qui font rêver, émouvoir et voyager. Le théâtre reste, à ses yeux, un moyen d’éduquer et de transmettre. Cette conviction tient dans une formule à laquelle Saint-Nicolas est particulièrement attaché : faire du « théâtre EN alsacien et non du théâtre alsacien ». La nuance dit beaucoup de sa démarche : mettre la langue au service de la création, du jeu et du spectacle. Et avant que le rideau se lève, il y a du travail ! Une grande partie se joue même avant les répétitions. Le réalisateur construit le fil rouge de la pièce avec les différents ateliers. Décors, costumes et effets spéciaux se préparent ensemble pour donner sa cohérence au spectacle. Sur scène comme en coulisses, chacun apporte sa part à cette aventure collective. La suite de l’histoire passe aussi par les jeunes. Pour leur donner envie de jouer, la troupe mise sur son attachement à l’Alsace, mais également sur la qualité de ses spectacles et ses moyens techniques. À Haguenau, l’institution ABCM

→
Des poules traversent une rue alsacienne sur un passage piéton, illustration humoristique.
Info ou intox
admin

Un Alsacien réclame un passage piéton pour ses poules !

LES FAITS DIVERS qui n’auraient jamais dû arriver — HINNERDORF Étienne Meyer a fait une demande plutôt insolite à sa mairie : installer un passage piéton spécialement pour ses huit poules ! Depuis plusieurs mois, ses gallinacés traversent quotidiennement la rue pour aller picorer dans le jardin du voisin. « Elles passent toujours au même endroit ! Le problème, c’est que les voitures ne ralentissent pas. Un jour, ça va mal finir ! », explique leur propriétaire. L’homme propose même un panneau « Attention, traversée de poules » et une limitation de vitesse à 10 km/h. Mais son voisin ne voit pas les choses du même œil : « Moi, je veux surtout qu’elles arrêtent de venir déterrer mes salades ! » À la mairie, la demande aurait provoqué quelques sourires. Le maire aurait promis d’étudier la question, à condition que les poules apprennent à respecter le Code de la route. En attendant, leur propriétaire a installé un panneau devant chez lui : « Priorité aux poules ! »

→
Les deux membres du duo Instant M avec une guitare.
Arts & Culture
admin

Instant M

Deux univers, un album et une bonne dose de folie ! Sur le papier, Sophie Mosser et Stéphane Comte n’étaient pas forcément destinés à faire de la musique ensemble. Et pourtant, leur rencontre a donné naissance à Instant M, un projet électro-rock qui assume autant son sérieux en studio que son goût pour les idées un peu décalées. Leur histoire commence presque par hasard, lors d’une soirée où, de leur propre aveu, ils n’étaient même pas censés se retrouver tous les deux. Très vite, un point commun s’impose : la musique. Sauf qu’entre eux, les playlists ne parlent pas tout à fait la même langue. Stéphane évolue davantage dans un univers rock et métal, tandis que Sophie se retrouve plutôt du côté de la pop et de la variété. Deux sensibilités différentes qui, au lieu de s’opposer, ont fini par se compléter. Stéphane plaisante d’ailleurs volontiers sur le fait d’avoir « déteint » sur Sophie. Elle reconnaît qu’il lui a permis d’aborder la musique différemment. Mais l’influence fonctionne dans les deux sens : la folie et le goût du décalage de Sophie semblent eux aussi commencer à contaminer son partenaire. Et chez Instant M, cette petite collision de deux mondes fait justement partie du charme. « Deux styles opposés, une même passion et un grain de folie. » UN PROJET QUI SE CONSTRUIT EN STUDIO Derrière les vidéos amusantes et les moments de légèreté, il y a surtout un véritable projet musical. Le duo a travaillé sur un album de cinq compositions, accompagné par l’équipe du studio Propulse Corner à Strasbourg. L’album est finalisé et l’ambition est claire : créer leurs propres morceaux, les enregistrer, les défendre et, pourquoi pas, les faire voyager bien au-delà du studio. Pour Stéphane, guitariste, c’est même l’un des moteurs principaux du projet. Jouer, répéter et monter sur scène lui plaisent, mais ce qu’il recherche avant tout, c’est la création. Faire naître un morceau, construire un titre, puis le voir prendre vie jusqu’à pouvoir être écouté par le public. Le rêve ? Que leurs chansons soient diffusées sur les ondes et trouvent leur place auprès des auditeurs. Ambitieux ? Peut-être. Mais après tout, personne n’a jamais rempli une salle en rêvant petit. DE L’ÉLECTRO… ET DU ROCK Pour définir leur musique, Sophie et Stéphane utilisent une formule qui résume assez bien leur mélange : électro-rock. La base rythmique se veut moderne, tandis que les chansons

→
Diffuseur parfumé Scentsy dans une décoration de Noël.
Maison & Déco
admin

Et si le bonheur à la maison… avait un parfum ?

Les diffuseurs Scentsy Vous poussez la porte, posez vos clés et retrouvez cette petite odeur qui vous fait dire : « Qu’est-ce qu’on est bien à la maison ! » Une ambiance douce pour une soirée sous le plaid, une sensation de fraîcheur après le ménage, un parfum gourmand pour accompagner le café… Et si le plaisir de rentrer chez soi commençait aussi par là ? C’est le principe de Scentsy : faire du parfum une touche personnelle de son intérieur, au même titre qu’une jolie lumière ou qu’un coussin choisi avec soin. Mais comment ça marche ? Les réchauds électriques de la marque accueillent des cubes de cire parfumée dans une coupelle. Une ampoule fait doucement fondre la cire pour libérer son parfum, sans flamme. Certains modèles diffusent également une lumière d’ambiance : de quoi apporter une touche chaleureuse à un meuble ou à un coin de sa maison. La marque propose aussi des diffuseurs fonctionnant avec de l’eau et des huiles, avec des réglages de lumière et d’intensité du parfum. Deux façons différentes de créer une atmosphère selon ses envies. Car choisir un parfum d’intérieur, c’est aussi imaginer les moments qui vont avec. Des notes fraîches pour une maison accueillante, une senteur gourmande pour les après-midi d’hiver ou une fragrance délicate pour accompagner une soirée tranquille… À chacun ses préférences et ses petits rituels. Les parfums ne s’arrêtent pas aux diffuseurs Scentsy propose également toute une gamme de produits d’entretien pour la maison. De quoi prolonger le plaisir d’un intérieur qui sent bon jusque dans les petits gestes du ménage quotidien. Une touche de magie dans la déco Les amateurs de personnages cultes peuvent également trouver leur bonheur parmi les collections sous licence, notamment Disney. Réchauds, cires parfumées et peluches prennent alors les couleurs d’univers familiers. Stitch ou Winnie l’Ourson : selon les collections et les disponibilités, ces objets apportent une touche ludique à la décoration et réveillent quelques souvenirs d’enfance. Une idée de cadeau pour un proche, ou simplement l’envie de se faire plaisir. Après tout, on choisit les couleurs de son salon, la douceur de son canapé et la lumière de ses soirées. Pourquoi ne pas choisir aussi le parfum de ces petits moments chez soi ? Certaines senteurs ont le don de transformer une pièce en cocon. Instagram : scentsy_by_ticialey ticialey.scentsy.fr

→
Une famille utilise une carte routière dans une voiture.
Rétro
admin

La bonne époque de la carte routière

Le GPS d’aujourd’hui qui prenait toute la place Avant qu’une voix nous demande de faire demi-tour, il y avait maman, une carte routière et papa qui assurait connaître un raccourci. Les vacances commençaient à peine, mais le débat sur l’itinéraire avait déjà trois sorties d’avance. La carte attendait dans la boîte à gants, coincée entre les papiers de la voiture et un vieux bonbon. Fermée, elle était discrète. Ouverte, elle occupait le siège passager, mordait sur le levier de vitesses et transformait maman en tente de camping. Derrière ce paravent de routes, on devinait encore une main. Parfois un front. Papa tournait, maman aussi mais pas dans le même sens ! Le principe semblait simple : suivre un trait jusqu’à la mer. Sauf qu’il fallait d’abord trouver où l’on était. Maman cherchait la ville, papa cherchait la sortie et les enfants cherchaient surtout à savoir quand on allait manger. Tout le monde avançait sur un sujet différent, à quatre-vingt-dix kilomètres à l’heure. Puis arrivait le fameux carrefour. Celui où il fallait choisir vite, exactement au moment où la destination se cachait dans un pli. Papa tournait. Maman tournait la carte. Aucun des deux dans le même sens. Quelques kilomètres plus loin, un village parfaitement inconnu confirmait que quelqu’un avait eu tort. Restait à déterminer qui, une activité capable d’occuper toute une départementale. Et sans batterie, sans réseau, mais avec une solide option règlement de comptes. Trois plis et une engueulade Aux places arrière, on participait à notre manière : envie de faire pipi, mal au cœur et question sur l’arrivée. Devant, on étudiait désormais la carte posée sur le volant, à l’arrêt. Le raccourci avait ajouté des virages, un tracteur et une tension conjugale que même la légende ne savait pas représenter. Mais elle avait du charme, cette grande feuille. On y préparait le voyage avec le doigt. On repérait une étape, un coin de forêt, une route qui longeait l’eau. Le trajet existait déjà sur la table de la cuisine, avant même que les valises soient bouclées. Et les détours finissaient parfois en souvenirs qu’on racontait bien plus longtemps que la visite prévue. Aujourd’hui, le GPS recalcule sans soupirer. Quel confort ! La carte, elle, nous laissait une dernière épreuve : retrouver ses plis. Après deux tentatives, papa déclarait que c’était bon comme ça. On la coinçait dans la portière. Elle aussi avait pris des vacances : jamais elle

→
Julien Schuler échange dans un salon.
Rencontres
admin

Julien Schuler

Un canapé blanc et l’aventure commence ! Un canapé blanc à la maison, voilà qui peut donner quelques sueurs froides. Chez Julien Schuler, il a surtout donné un coup de pouce à une idée : créer MMAS CLEAN, son entreprise de nettoyage de mobilier textile à domicile, en Alsace du Nord. Julien aura 30 ans en décembre. Monteur en Allemagne, il développe son activité depuis mars 2024. Ce jeune papa aime le football, la musculation, la musique et les moments avec ses proches. L’idée a germé lorsqu’il était commercial chez Kiloutou. Les locations régulières de shampouineuses lui mettent la puce à l’oreille : la demande existe. Et si certains préféraient confier le nettoyage à quelqu’un ? L’achat d’un canapé blanc par sa femme lui offre un terrain d’entraînement tout trouvé. Il s’exerce à la maison, sur le canapé et les sièges de sa voiture, puis propose ses services à son entourage. Le bouche-à-oreille prend le relais. Pour le nom, Julien fait équipe avec son meilleur ami. Ils partent de « Mir màcha alles süüfer », soit « nous rendons tout propre ». Les initiales donnent MMAS, complétées par CLEAN. Un nom et un slogan qui gardent bien l’accent du coin ! Canapés, fauteuils, matelas, tapis, moquettes et sièges automobiles : Julien intervient chez les particuliers comme chez les professionnels. Une tache, les traces des enfants ou des animaux, un entretien régulier : les besoins sont variés. Sa technique principale, l’injection-extraction, permet de nettoyer les fibres puis d’aspirer l’eau chargée de salissures. Et ce fameux bac d’eau sale réserve parfois un petit spectacle ! En découvrant ce qui a été extrait, certains clients affichent des expressions qui font sourire Julien. « Je dois reconnaître que voir l’eau sale extraite à la fin d’un nettoyage, c’est toujours aussi satisfaisant ! » Mais la machine ne fait pas tout. Observer le tissu, adapter les produits, doser l’eau : chaque intervention demande du soin. Julien tient aussi à être transparent : « On ne peut pas toujours tout faire disparaître, mais on peut être transparent et prendre le temps de faire le travail correctement. » La suite ? Montrer davantage ses interventions sur les réseaux sociaux, développer sa clientèle et, peut-être, en faire son métier principal. En attendant, avant de condamner votre canapé taché, accordez-lui peut-être une seconde chance !

→
Jordan Kraemer lors de la Bike Week en Floride.
Escapades
admin

Hopla, direction Daytona !

Jordan Kraemer vous raconte ! Après plusieurs semaines de météo catastrophique en Alsace, partir en Floride fin février tombe plutôt bien. Miami nous accueille avec sa chaleur, ses palmiers, ses façades Art déco et ses grosses cylindrées. Un peu plus loin, les Everglades et Okeechobee nous montrent une autre facette de la Floride, plus sauvage, plus rurale. Mais dans nos têtes, une seule destination compte vraiment : Daytona. LA BIKE WEEK, UN IMMENSE TERRAIN DE JEU Du 27 février au 8 mars 2026, la Bike Week transforme toute la région en immense terrain de jeu pour les passionnés de moto. Nous y voilà. MAIN STREET, PREMIÈRES SENSATIONS Pendant la Bike Week, ce n’est pas seulement Daytona Beach qui vit au rythme des motos. Les rassemblements, concerts, swap meets, bars et préparateurs sont partout. Impossible de tout faire, alors il faut choisir. Notre premier passage par Main Street donne déjà le ton. Des motos, des chromes, des préparations incroyables et une ambiance qui mélange rock’n’roll, mécanique et culture biker. Certaines machines sont magnifiques. D’autres sont franchement improbables. Il y en a même quelques-unes devant lesquelles on se demande : « Mais pourquoi ?! » « Parce que j’avais envie de le faire et fuck off pour celles et ceux qui n’aiment pas. » C’est ça qui me plaît à Daytona. La moto y est une forme d’expression. On construit, on transforme et on peint. On ne cherche pas forcément à faire comme les autres. On fait surtout comme on en a envie. BROKEN SPOKE SALOON, L’ESPRIT BIKER Au Broken Spoke Saloon, à Ormond Beach, cette philosophie prend une autre dimension. Les immenses chênes forment une sorte de cathédrale naturelle qui protège du soleil de Floride. La lumière traverse les branches, le rock’n’roll résonne au loin et les motos sont garées un peu partout sous les arbres. Autour de nous, les gars discutent mécanique, racontent leurs routes, leurs machines, leurs histoires. L’anglais et les accents américains font complètement partie du décor. J’ai pensé à Zion, cette terre promise où l’on se sent libre et à sa place. Au Broken Spoke, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir trouvé notre Zion biker : des motos, du rock’n’roll, des cigares et des passionnés. Entre deux immenses chênes, les organisateurs ont même suspendu deux choppers dans les arbres. Une façon de garer sa bécane plutôt… CHOPPER TIME La suite nous emmène au Tropical Tattoo pour Chopper Time.

→
Un photographe et son appareil sous un ciel d’aurores boréales.
Rencontres
admin

GUILLAUME SCHEIB

La tête dans les étoiles et les pieds dans le potager ! Chasseur d’orages, amoureux des aurores boréales et cultivateur de tomates géantes, Guillaume Scheib, 32 ans, a plusieurs passions. Mais toutes ont un point commun : la nature. Rencontre avec un Alsacien qui préfère largement le grand air à la chaleur de l’été. DES ORAGES AUX AURORES BORÉALES Tout a commencé en 2012, avec une drôle d’idée : photographier la foudre ! « Ce n’est pas le domaine le plus facile pour débuter », reconnaît Guillaume. Depuis, son appareil photo l’a emmené des Vosges du Nord jusqu’en Islande, où il s’est rendu cinq fois pour immortaliser les aurores boréales. Son dernier terrain de jeu ? L’astropaysage, qui mêle paysages terrestres et ciel étoilé. Parmi ses clichés préférés, une photo prise à La Palma, où il apparaît sur un éperon rocheux, sous la Voie lactée, avec une mer de nuages en arrière-plan. Magique ! Mais Guillaume garde les pieds sur terre. Employé au service fleurissement de la Ville de Bischwiller, il cultive aussi un potager de 250 m² au cœur d’un verger. Une passion héritée de sa famille, notamment de son grand-père arboriculteur. Sa spécialité ? Les tomates ! Certaines atteignent 1,3 kg. De quoi remplir les casseroles : cette année, il a préparé 26 litres de sauce tomate ! Et quand les récoltes débordent, il partage volontiers avec son entourage. « Il y a une énorme part de chance » Pourtant, entre canicules et récoltes décevantes, la nature lui donne parfois du fil à retordre. Tout comme les orages, où il faut être au bon endroit, au bon moment. « Il y a une énorme part de chance », confie-t-il. Son bonheur, c’est surtout l’automne : les champignons, les châtaignes, les couleurs des forêts et les mers de nuages dans les Vosges du Nord. Sans oublier la pâtisserie quand il trouve un moment. Et pourquoi ne pas devenir photographe professionnel ? « Je veux faire de la photo quand j’en ai envie, sans contrainte. » Prochaines envies d’évasion : le Canada, l’Alaska ou le Groenland. Des destinations plutôt fraîches, forcément. Car Guillaume l’avoue sans détour : « La chaleur, c’est pas mon dada ! »

→
Victor Vogt à son bureau devant les drapeaux.
Escapades
admin

Gundershoffen, avec son maire Victor Vogt

HOPLA DORF Des collines des Vosges du Nord à l’effervescence du Beach Soccer, Gundershoffen cultive plusieurs visages. Pour nous les faire découvrir, son maire, Victor Vogt, propose une visite où l’on croise des entreprises connues, des passionnés d’histoire et quelques bonnes tables. Une heure ? Il faudra peut-être prévoir un peu plus. Quand Victor Vogt présente sa commune, les mots se bousculent : dynamique, attractive, authentique. Au pied des Vosges du Nord, dans l’Alsace Verte, il défend un cadre de vie préservé, où traditions et modernité se côtoient. Première étape de sa visite idéale : les événements. Le Beach Soccer rassemble un peu moins de 10 000 festivaliers, selon le maire, tandis que la Fête des Lumières en accueille environ 5 000 à Noël. Deux ambiances, un même plaisir de se retrouver. Ici, le calendrier offre autant d’occasions de sortir que les sentiers de randonnée. Du sable dans les crampons Le football sur sable mérite qu’on s’y attarde. Une quarantaine d’équipes participent au tournoi, et certaines savent faire le spectacle au-delà du score. Victor Vogt cite les Dix, une équipe qui prépare chaque année des animations costumées autour d’un thème. De quoi donner une autre dimension au traditionnel. Côté traditions, le Messti garde sa place. Le maire évoque également les conscrits, longtemps présents dans la vie locale, dont le retour est à l’étude. L’idée n’est pas de figer les habitudes : elle est de continuer à les faire vivre et de transmettre le goût de la fête. Après l’animation, place au grand air. Les chemins invitent à découvrir Gundershoffen, Griesbach, Eberbach et les hameaux de Schirlenhof et d’Ingelshof. Victor Vogt nous emmènerait volontiers sur les collines, pour le panorama sur les Vosges du Nord. Puis direction la Fabrique à Bretzels, avant une halte au Cygne, à L’Arôme ou aux Jardins du Moulin. Entre randonnée et gourmandise, le programme trouve son équilibre. Un arrêt qui donne envie de prolonger l’escale. Des noms connus, une histoire moins connue Gundershoffen abrite aussi les sièges de Tryba et de Boehli. Des entreprises dont les noms dépassent largement les limites de la commune et qui participent à son identité de territoire où l’on travaille et entreprend. Autre découverte, plus inattendue : le lien avec le comte Zeppelin, futur constructeur des célèbres dirigeables. Le 25 juillet 1870, à Schirlenhof, sa patrouille affronte des soldats français venus de Niederbronn. Cet épisode sanglant figure parmi les premiers affrontements

→