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GUILLAUME SCHEIB

Un photographe et son appareil sous un ciel d’aurores boréales.

La tête dans les étoiles et les pieds dans le potager !

Chasseur d’orages, amoureux des aurores boréales et cultivateur de tomates géantes, Guillaume Scheib, 32 ans, a plusieurs passions. Mais toutes ont un point commun : la nature.

Rencontre avec un Alsacien qui préfère largement le grand air à la chaleur de l’été.

DES ORAGES AUX AURORES BORÉALES

Tout a commencé en 2012, avec une drôle d’idée : photographier la foudre ! « Ce n’est pas le domaine le plus facile pour débuter », reconnaît Guillaume. Depuis, son appareil photo l’a emmené des Vosges du Nord jusqu’en Islande, où il s’est rendu cinq fois pour immortaliser les aurores boréales.

Son dernier terrain de jeu ? L’astropaysage, qui mêle paysages terrestres et ciel étoilé. Parmi ses clichés préférés, une photo prise à La Palma, où il apparaît sur un éperon rocheux, sous la Voie lactée, avec une mer de nuages en arrière-plan. Magique !

Mais Guillaume garde les pieds sur terre. Employé au service fleurissement de la Ville de Bischwiller, il cultive aussi un potager de 250 m² au cœur d’un verger. Une passion héritée de sa famille, notamment de son grand-père arboriculteur.

Sa spécialité ? Les tomates ! Certaines atteignent 1,3 kg. De quoi remplir les casseroles : cette année, il a préparé 26 litres de sauce tomate ! Et quand les récoltes débordent, il partage volontiers avec son entourage.

Cagettes de tomates et de légumes récoltés.Silhouette sous des aurores boréales.

« Il y a une énorme part de chance »

Pourtant, entre canicules et récoltes décevantes, la nature lui donne parfois du fil à retordre. Tout comme les orages, où il faut être au bon endroit, au bon moment. « Il y a une énorme part de chance », confie-t-il.

Son bonheur, c’est surtout l’automne : les champignons, les châtaignes, les couleurs des forêts et les mers de nuages dans les Vosges du Nord. Sans oublier la pâtisserie quand il trouve un moment.

Et pourquoi ne pas devenir photographe professionnel ? « Je veux faire de la photo quand j’en ai envie, sans contrainte. »

Prochaines envies d’évasion : le Canada, l’Alaska ou le Groenland. Des destinations plutôt fraîches, forcément. Car Guillaume l’avoue sans détour : « La chaleur, c’est pas mon dada ! »

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Victor Vogt à son bureau devant les drapeaux.
Escapades
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Gundershoffen, avec son maire Victor Vogt

HOPLA DORF Des collines des Vosges du Nord à l’effervescence du Beach Soccer, Gundershoffen cultive plusieurs visages. Pour nous les faire découvrir, son maire, Victor Vogt, propose une visite où l’on croise des entreprises connues, des passionnés d’histoire et quelques bonnes tables. Une heure ? Il faudra peut-être prévoir un peu plus. Quand Victor Vogt présente sa commune, les mots se bousculent : dynamique, attractive, authentique. Au pied des Vosges du Nord, dans l’Alsace Verte, il défend un cadre de vie préservé, où traditions et modernité se côtoient. Première étape de sa visite idéale : les événements. Le Beach Soccer rassemble un peu moins de 10 000 festivaliers, selon le maire, tandis que la Fête des Lumières en accueille environ 5 000 à Noël. Deux ambiances, un même plaisir de se retrouver. Ici, le calendrier offre autant d’occasions de sortir que les sentiers de randonnée. Du sable dans les crampons Le football sur sable mérite qu’on s’y attarde. Une quarantaine d’équipes participent au tournoi, et certaines savent faire le spectacle au-delà du score. Victor Vogt cite les Dix, une équipe qui prépare chaque année des animations costumées autour d’un thème. De quoi donner une autre dimension au traditionnel. Côté traditions, le Messti garde sa place. Le maire évoque également les conscrits, longtemps présents dans la vie locale, dont le retour est à l’étude. L’idée n’est pas de figer les habitudes : elle est de continuer à les faire vivre et de transmettre le goût de la fête. Après l’animation, place au grand air. Les chemins invitent à découvrir Gundershoffen, Griesbach, Eberbach et les hameaux de Schirlenhof et d’Ingelshof. Victor Vogt nous emmènerait volontiers sur les collines, pour le panorama sur les Vosges du Nord. Puis direction la Fabrique à Bretzels, avant une halte au Cygne, à L’Arôme ou aux Jardins du Moulin. Entre randonnée et gourmandise, le programme trouve son équilibre. Un arrêt qui donne envie de prolonger l’escale. Des noms connus, une histoire moins connue Gundershoffen abrite aussi les sièges de Tryba et de Boehli. Des entreprises dont les noms dépassent largement les limites de la commune et qui participent à son identité de territoire où l’on travaille et entreprend. Autre découverte, plus inattendue : le lien avec le comte Zeppelin, futur constructeur des célèbres dirigeables. Le 25 juillet 1870, à Schirlenhof, sa patrouille affronte des soldats français venus de Niederbronn. Cet épisode sanglant figure parmi les premiers affrontements

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Une cavalière et son cheval franchissent un obstacle.
Sport & Loisirs
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À Seebach, le Centre Équestre du Schenckenacker lance son grand challenge indoor.

Du sport, de l’adrénaline, de la passion et de belles émotions : la saison 2026-2027 s’annonce particulièrement animée au Centre Équestre du Schenckenacker, à Seebach ! Avec le lancement d’un tout nouveau challenge indoor, le centre souhaite rassembler les passionnés d’équitation autour de trois grands rendez-vous. Et les cavaliers vont avoir quelques obstacles à franchir ! Trois dates pour faire vibrer Seebach Le coup d’envoi sera donné le dimanche 22 novembre 2026, suivi d’un deuxième concours le dimanche 21 février 2027. Le suspense prendra fin le dimanche 14 mars 2027, avec une grande finale qui viendra clôturer cette première édition en beauté. L’objectif est ambitieux : accueillir près de 300 cavaliers par concours, venus d’Alsace et des départements voisins. Avec les familles, les accompagnateurs et les spectateurs, jusqu’à 1 000 personnes pourraient se retrouver à Seebach lors de chaque événement. De quoi faire vibrer le centre équestre tout au long de l’hiver ! Une belle fête autour du cheval Au-delà de la compétition, ce challenge sera avant tout un moment de rencontre, de partage et de convivialité. Car derrière chaque parcours se cachent des heures d’entraînement, une belle complicité entre le cavalier et sa monture, quelques montées d’adrénaline et parfois de sacrées surprises ! Un obstacle franchi de justesse, un parcours parfaitement maîtrisé, un cheval un peu trop enthousiaste ou un cavalier qui franchit la ligne d’arrivée avec un immense sourire… C’est aussi ce qui fait tout le charme des concours équestres ! Cavaliers confirmés, familles, passionnés ou simples curieux pourront profiter de cette ambiance particulière et encourager les participants tout au long des épreuves. Avec ce nouveau challenge, le Centre Équestre du Schenckenacker souhaite également contribuer au dynamisme de Seebach et de l’Alsace du Nord, tout en faisant découvrir la richesse du monde équestre. Et qui sait ? Cette première édition pourrait bien devenir, au fil des années, un rendez-vous incontournable pour les amoureux du cheval dans la région. Une chose est sûre : cet hiver, à Seebach, il faudra bien ajuster ses étriers ! Hopla, tous en selle ! Dimanche 22 novembre au Centre Équestre de Seebach !

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Jordan Kraemer lors de la Bike Week en Floride.
Escapades
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Hopla, direction Daytona !

Jordan Kraemer vous raconte ! Après plusieurs semaines de météo catastrophique en Alsace, partir en Floride fin février tombe plutôt bien. Miami nous accueille avec sa chaleur, ses palmiers, ses façades Art déco et ses grosses cylindrées. Un peu plus loin, les Everglades et Okeechobee nous montrent une autre facette de la Floride, plus sauvage, plus rurale. Mais dans nos têtes, une seule destination compte vraiment : Daytona. LA BIKE WEEK, UN IMMENSE TERRAIN DE JEU Du 27 février au 8 mars 2026, la Bike Week transforme toute la région en immense terrain de jeu pour les passionnés de moto. Nous y voilà. MAIN STREET, PREMIÈRES SENSATIONS Pendant la Bike Week, ce n’est pas seulement Daytona Beach qui vit au rythme des motos. Les rassemblements, concerts, swap meets, bars et préparateurs sont partout. Impossible de tout faire, alors il faut choisir. Notre premier passage par Main Street donne déjà le ton. Des motos, des chromes, des préparations incroyables et une ambiance qui mélange rock’n’roll, mécanique et culture biker. Certaines machines sont magnifiques. D’autres sont franchement improbables. Il y en a même quelques-unes devant lesquelles on se demande : « Mais pourquoi ?! » « Parce que j’avais envie de le faire et fuck off pour celles et ceux qui n’aiment pas. » C’est ça qui me plaît à Daytona. La moto y est une forme d’expression. On construit, on transforme et on peint. On ne cherche pas forcément à faire comme les autres. On fait surtout comme on en a envie. BROKEN SPOKE SALOON, L’ESPRIT BIKER Au Broken Spoke Saloon, à Ormond Beach, cette philosophie prend une autre dimension. Les immenses chênes forment une sorte de cathédrale naturelle qui protège du soleil de Floride. La lumière traverse les branches, le rock’n’roll résonne au loin et les motos sont garées un peu partout sous les arbres. Autour de nous, les gars discutent mécanique, racontent leurs routes, leurs machines, leurs histoires. L’anglais et les accents américains font complètement partie du décor. J’ai pensé à Zion, cette terre promise où l’on se sent libre et à sa place. Au Broken Spoke, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir trouvé notre Zion biker : des motos, du rock’n’roll, des cigares et des passionnés. Entre deux immenses chênes, les organisateurs ont même suspendu deux choppers dans les arbres. Une façon de garer sa bécane plutôt… CHOPPER TIME La suite nous emmène au Tropical Tattoo pour Chopper Time.

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Pascal Schellhorn sur une autolaveuse dans son magasin.
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PASCAL SCHELLHORN n’est plus le patron de son commerce !

Au Carrefour Contact de Seebach, Pascal Schellhorn a changé de poste. Le voilà aux commandes d’une autolaveuse. Une reconversion qui roule. Avant, il faisait tourner le magasin. Maintenant, il tourne dedans. La nuance est mince, mais le sol apprécie. Derrière son guidon, Pascal savoure le travail bien fait. Un passage et ça brille. Deux passages et les néons se reflètent dans le carrelage. Puis un client traverse avec ses chaussures boueuses. Pascal sourit. Un sourire de professionnel. Celui qui dit bonjour pendant que le cerveau dit autre chose. Les vieux réflexes ont pourtant la vie dure. Devant une tache près des caisses, il commence par chercher le responsable. Il baisse les yeux vers sa machine. Le responsable vient de se retrouver. « Je me sens heureux, et un lien s’est créé avec mon autolaveuse : je la vois plus que ma femme ! » Avec son autolaveuse, l’entente est parfaite. Elle avance quand il lui demande, ne discute jamais les horaires et ne réclame aucune augmentation. De son côté, il veille sur elle : de l’eau quand elle a soif, une prise quand elle fatigue. À force, sa femme commence à trouver cette complicité suspecte. Surtout depuis qu’il parle de « sa petite » en rangeant le chargeur. Elle attend désormais de voir à qui il offrira des fleurs pour leur prochain anniversaire. Pascal mesure maintenant ses journées en mètres carrés. Les allées sont impeccables, les clients admirent. Lui garde les pieds sur terre. Enfin, de préférence sur une partie qu’il n’a pas encore lavée !

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Un homme dans une marmite au-dessus d’un feu, illustration humoristique.
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Il pensait prendre un bain chaud, ses amis avaient prévu le dîner !

LES FAITS DIVERS qui n’auraient jamais dû arriver — SOULTZ-SOUS-FORÊTS Une soirée entre amis a failli tourner au pot-au-feu lorsque Denis Beck a accepté de tester une marmite en fonte. « On m’avait parlé d’un jacuzzi traditionnel alsacien », raconte l’homme, encore parfumé au bois de hêtre. Ses premiers doutes seraient apparus quand un ami lui a demandé s’il préférait les carottes en rondelles ou en bâtonnets. Puis quelqu’un a lancé : « Il manque juste les patates ! » Il aurait quitté son bain en découvrant que ses amis avaient prévu une table pour six, mais seulement cinq chaises. L’un des convives assure pourtant qu’il n’y avait aucun danger : il surveillait la cuisson et venait à peine de baisser le feu.

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Giles von Unteremwald devant son tracteur.
Rencontres
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Giles von Unteremwald

L’Alsacien qui a plus d’un tour dans sa roulotte ! Il a été matelot, serrurier, militaire, conducteur d’engins et même restaurateur. Mais aujourd’hui, c’est au volant de son tracteur et avec son amour de l’Alsace que Gilbert Maréchal, alias Gilles von Unteremwald, fait parler de lui. Rencontre avec un sacré personnage de l’Outre-Forêt ! Un parcours hors du commun Matelot sur le Rhin, serrurier, 17 ans dans l’armée, conducteur d’engins, puis restaurateur à Landau… Gilbert a eu plusieurs vies. Et il le dit lui-même avec humour : « Moi, faut plutôt me demander ce que j’ai pas fait ! » Un parcours atypique qui colle bien à son caractère : curieux, débrouillard et toujours prêt pour une nouvelle aventure. Une idée qui fait des kilomètres Tout commence en 2017, avec la fabrication d’un char de carnaval. Gilbert se dit alors : pourquoi ne pas construire une roulotte pour parcourir l’Alsace ? L’idée fait son chemin et, encouragé notamment par Andrée Munchenbach, il voit finalement beaucoup plus grand : ce sera un Tour de France pour défendre les langues régionales ! En 2019, il se lance dans un Tour de France… à tracteur ! L’alsacien, une passion Pour Gilbert, l’alsacien, c’est bien plus qu’une langue : c’est une partie de notre identité. « Sans l’Alsace, il n’existe pas d’alsacien. » Avec sa roulotte, il parcourt les routes pour faire connaître notre région, ses traditions et sa langue, bien au-delà de nos frontières. Des rencontres inoubliables Sur la route, Gilbert a aussi collectionné les anecdotes. Comme cette automobiliste qui l’a suivi pendant cinq kilomètres sans jamais le dépasser. Intrigué, il se range… Mais rien à faire ! Elle finit par le doubler, puis l’arrête un peu plus loin. Sa raison ? L’inviter à passer la soirée à la ferme avec son mari ! « J’ai dit non, je peux pas, fallait que je continue ! », raconte-t-il, le sourire aux lèvres. Les réseaux sociaux, une belle surprise Mais Gilbert ne se contente pas de voyager. Il partage aussi ses aventures en vidéo. Et c’est son petit-fils Matthias qui lui a soufflé qu’il pouvait même gagner un peu d’argent avec ses publications. Une autre façon de faire découvrir l’Alsace, ses traditions et sa langue. Avec lui, le voyage se poursuit aussi sur les écrans, et sa roulotte devient une petite ambassadrice de la région ! Et maintenant ? Rester tranquillement à la maison

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Une famille utilise une carte routière dans une voiture.
Rétro
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La bonne époque de la carte routière

Le GPS d’aujourd’hui qui prenait toute la place Avant qu’une voix nous demande de faire demi-tour, il y avait maman, une carte routière et papa qui assurait connaître un raccourci. Les vacances commençaient à peine, mais le débat sur l’itinéraire avait déjà trois sorties d’avance. La carte attendait dans la boîte à gants, coincée entre les papiers de la voiture et un vieux bonbon. Fermée, elle était discrète. Ouverte, elle occupait le siège passager, mordait sur le levier de vitesses et transformait maman en tente de camping. Derrière ce paravent de routes, on devinait encore une main. Parfois un front. Papa tournait, maman aussi mais pas dans le même sens ! Le principe semblait simple : suivre un trait jusqu’à la mer. Sauf qu’il fallait d’abord trouver où l’on était. Maman cherchait la ville, papa cherchait la sortie et les enfants cherchaient surtout à savoir quand on allait manger. Tout le monde avançait sur un sujet différent, à quatre-vingt-dix kilomètres à l’heure. Puis arrivait le fameux carrefour. Celui où il fallait choisir vite, exactement au moment où la destination se cachait dans un pli. Papa tournait. Maman tournait la carte. Aucun des deux dans le même sens. Quelques kilomètres plus loin, un village parfaitement inconnu confirmait que quelqu’un avait eu tort. Restait à déterminer qui, une activité capable d’occuper toute une départementale. Et sans batterie, sans réseau, mais avec une solide option règlement de comptes. Trois plis et une engueulade Aux places arrière, on participait à notre manière : envie de faire pipi, mal au cœur et question sur l’arrivée. Devant, on étudiait désormais la carte posée sur le volant, à l’arrêt. Le raccourci avait ajouté des virages, un tracteur et une tension conjugale que même la légende ne savait pas représenter. Mais elle avait du charme, cette grande feuille. On y préparait le voyage avec le doigt. On repérait une étape, un coin de forêt, une route qui longeait l’eau. Le trajet existait déjà sur la table de la cuisine, avant même que les valises soient bouclées. Et les détours finissaient parfois en souvenirs qu’on racontait bien plus longtemps que la visite prévue. Aujourd’hui, le GPS recalcule sans soupirer. Quel confort ! La carte, elle, nous laissait une dernière épreuve : retrouver ses plis. Après deux tentatives, papa déclarait que c’était bon comme ça. On la coinçait dans la portière. Elle aussi avait pris des vacances : jamais elle

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Des poules traversent une rue alsacienne sur un passage piéton, illustration humoristique.
Info ou intox
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Un Alsacien réclame un passage piéton pour ses poules !

LES FAITS DIVERS qui n’auraient jamais dû arriver — HINNERDORF Étienne Meyer a fait une demande plutôt insolite à sa mairie : installer un passage piéton spécialement pour ses huit poules ! Depuis plusieurs mois, ses gallinacés traversent quotidiennement la rue pour aller picorer dans le jardin du voisin. « Elles passent toujours au même endroit ! Le problème, c’est que les voitures ne ralentissent pas. Un jour, ça va mal finir ! », explique leur propriétaire. L’homme propose même un panneau « Attention, traversée de poules » et une limitation de vitesse à 10 km/h. Mais son voisin ne voit pas les choses du même œil : « Moi, je veux surtout qu’elles arrêtent de venir déterrer mes salades ! » À la mairie, la demande aurait provoqué quelques sourires. Le maire aurait promis d’étudier la question, à condition que les poules apprennent à respecter le Code de la route. En attendant, leur propriétaire a installé un panneau devant chez lui : « Priorité aux poules ! »

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Deux personnes dans les cultures de la ferme du Windstein.
Gastronomie
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À Windstein, un petit potager devenu une ferme maraîchère bio

Au fond d’une vallée de l’Alsace du Nord, Candy et Romuald Pfeiffer cultivent des légumes bio, des variétés anciennes et surtout une certaine idée du maraîchage : du goût, des saisons et un lien direct avec ceux qui viennent remplir leur panier. Pourtant, au départ, il n’était question que d’un petit potager derrière la maison. Il y a des projets qui naissent autour d’une table, avec un business plan soigneusement préparé. Et puis il y a ceux qui poussent presque tout seuls. Comme une graine que l’on plante sans vraiment savoir jusqu’où elle ira. À Windstein, l’histoire de la Ferme Maraîchère du Windstein commence ainsi. En 2010, après l’achat de leur maison, Candy Pfeiffer se lance dans un petit potager. Quelques légumes, les mains dans la terre… et rapidement l’envie d’aller plus loin. D’année en année, le jardinage prend davantage de place. Jusqu’à devenir une véritable passion. Le couple possède alors environ un hectare de terrain. Une idée commence à germer : et si ce qui n’était qu’un loisir devenait un métier ? « On plante trois tomates… et quelques années plus tard, on se retrouve maraîcher bio au fond d’une vallée alsacienne » Du potager au projet de vie Candy reprend ses études et se lance dans un bac professionnel en productions horticoles, décroché en 2017. L’année suivante, l’aventure professionnelle commence réellement : un tunnel de 333 m², 1 500 m² de champ et une activité entièrement tournée vers le maraîchage biologique. En décembre 2019, une nouvelle étape est franchie avec l’achat d’un champ de deux hectares voisin de l’exploitation. Et, au fil du développement de la ferme, Romuald rejoint lui aussi l’aventure. Aujourd’hui, la Ferme Maraîchère du Windstein dispose de 1 500 m² de cultures sous abri et 7 500 m² de plein champ. Une cinquantaine de variétés de légumes y sont cultivées, avec des récoltes qui permettent d’alimenter les paniers de la fin du mois de mai jusqu’au début du mois de mars. Mais ici, pas question de faire pousser des tomates en plein hiver simplement parce que le consommateur en aurait envie. Le calendrier, c’est encore la nature qui le décide. Ici le goût passe avant tout ! Retrouver le goût du potager La ferme a fait le choix d’une production en agrobiologie, certifiée bio, avec une attention portée à la santé, à l’environnement et à la biodiversité. Avec une particularité qui résume assez bien la

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